
Résumé
Les plantes adaptogènes pour chiens sont des plantes qui répondent à une définition pharmacologique stricte : elles augmentent la résistance non spécifique au stress, exercent un effet normalisateur sur la physiologie quelle que soit la direction de la perturbation et restent sûres à des doses thérapeutiques. De nombreuses plantes commercialisées comme adaptogènes, notamment le curcuma, le gingembre et l’échinacée, ne répondent pas à ces critères. Six plantes sont considérées comme des adaptogènes de base (Ashwagandha, Rhodiola, Panax Ginseng, Eleuthero, Schisandra, Basilic sacré) et six autres (Astragalus, Cordyceps, Reishi, Maca, Réglisse, Shatavari) sont considérées comme des adaptogènes secondaires. Chez les chiens, des essais contrôlés randomisés évalués par des pairs documentent désormais une réduction mesurable du cortisol, une action anti-inflammatoire et une modulation du microbiome à partir de l’ashwagandha, avec des preuves translationnelles qui soutiennent la catégorie la plus large. Ce guide distingue l’authentique du simplement commercialisé et explique comment les adaptogènes de définition stricte s’intègrent dans les stratégies de stress, de résilience et de vieillissement en bonne santé des chiens.
EN BREF
Qu’est-ce qui distingue un véritable adaptogène d’un label marketing ?
- Un véritable adaptogène doit répondre à trois critères pharmacologiques : une résistance non spécifique au stress, une action normalisatrice (bidirectionnelle) et une innocuité à dose thérapeutique.
- Six plantes répondent à la définition stricte avec les preuves les plus solides : Ashwagandha, Rhodiola, Panax Ginseng, Eleuthero, Schisandra, Basilic sacré.
- Six autres plantes sont qualifiées d’adaptogènes secondaires : Astragale, Cordyceps, Reishi, Maca, Réglisse, Shatavari.
- Le curcuma, le gingembre, l’échinacée, le ginkgo et le chardon-marie sont des plantes fonctionnelles précieuses mais ne répondent pas à la définition des adaptogènes.
- La camomille, la lavande, la passiflore et la mélisse sont des plantes calmantes pour le système nerveux, et non des adaptogènes.
- Des essais contrôlés randomisés sur l’ashwagandha chez le chien documentent désormais la réduction du cortisol, l’action anti-inflammatoire et les bienfaits pour la santé intestinale des chiens.
Vue d’ensemble
La plupart des plantes classées sous le terme « adaptogène » ne sont pas des adaptogènes. Choisir des plantes à définition stricte pour votre chien n’est pas de la pédanterie, c’est la différence entre la modulation du système de stress et l’ajout d’ingrédients qui font tout autre chose.
Le terme adaptogène a parcouru un long chemin depuis son origine scientifique. Inventé en pharmacologie soviétique à la fin des années 1940 et formalisé par Brekhman et Dardymov en 1969, il décrivait autrefois une catégorie étroite et défendable de plantes ayant un profil pharmacologique spécifique.¹,² Aujourd’hui, il figure sur l’emballage de tout ce qui est gélules de curcuma et thés du soir. Pour les propriétaires de chiens, c’est important. Le mot est devenu presque insignifiant sur une étiquette, et cette perte de sens a des conséquences pratiques lorsque vous choisissez des suppléments ou des aliments pour un chien stressé, vieillissant ou chroniquement réactif.
Ce guide rétablit la définition stricte. Il explique ce qu’est réellement un adaptogène, énumère les douze plantes qui répondent à ces critères, identifie les plantes souvent étiquetées à tort comme des adaptogènes, distingue les adaptogènes des nervines apaisantes, et explique comment cette catégorie de composés soutient la physiologie canine par le biais de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) et des axes intestin-organes. Il s’appuie sur les données scientifiques les plus solides disponibles, notamment trois essais cliniques randomisés et contrôlés chez le chien,évaluant l’ashwagandha et ayant fait l’objet d’une évaluation par les pairs, publiés depuis 2022.³,⁴,⁵
Le cadre est plus important que n’importe quel ingrédient. Un chien qui subit un stress environnemental chronique, un chien qui entre dans le troisième âge, un chien qui se remet d’une maladie et un chien qui vit dans une maison avec plusieurs animaux et qui souffre de tensions non résolues bénéficieront tous du même principe physiologique : une catégorie botanique qui aide le corps à retrouver l’équilibre plutôt que d’amplifier une direction de réponse.
Principaux enseignements
- Les adaptogènes sont définis par trois critères pharmacologiques stricts, et non par leur utilisation traditionnelle ou commerciale.
- Seules douze plantes portent une taxonomie adaptogène crédible : six principales, six secondaires.
- Le curcuma, le gingembre, l’échinacée, le ginkgo et le chardon-marie ne sont pas des adaptogènes, bien qu’ils soient souvent étiquetés comme tels.
- La camomille, la lavande, la passiflore et la mélisse sont des nervins calmants, une catégorie fonctionnelle distincte.
- Le mécanisme commun aux véritables adaptogènes est la modulation bidirectionnelle de l’axe HPA et du système cellulaire de réponse au stress.
- Les essais contrôlés randomisés sur les chiens fournissent maintenant des preuves directes de l’efficacité de l’ashwagandha ; les preuves translationnelles soutiennent la catégorie la plus large.
- La gamme Bonza s’articule autour d’adaptogènes à définition stricte : quatre (Ashwagandha, Panax Ginseng, Eleuthero, Reishi) dans le mélange PhytoPlus® dans Superfoods & Ancient Grains, l’Ashwagandha et l’Eleuthero étant également appliqués à des bouchées bioactives spécifiques lorsque leur pharmacologie s’aligne sur la classe fonctionnelle.
- Les adaptogènes agissent de manière systémique sur la physiologie du stress, ce qui signifie que les axes intestin-cerveau, intestin-immunité et intestin-longévité sont tous des voies d’action pertinentes.
- L’innocuité de la dose thérapeutique fait partie de la définition, mais il existe des contre-indications et il est essentiel que le dosage soit adapté à l’espèce.
Dans ce guide
- Ce que sont les adaptogènes : La définition stricte qui distingue les vrais adaptogènes des adaptogènes commercialisés
- Les trois critères auxquels doit répondre tout véritable adaptogène
- Adaptogènes de base : Les six substances dont les preuves sont les plus solides
- Adaptogènes secondaires : Six autres dont l’action adaptogène est documentée
- Une erreur d’étiquetage courante : Pourquoi le curcuma, le gingembre et l’échinacée ne sont pas des adaptogènes
- Les adaptogènes ne sont pas des plantes calmantes : Une distinction essentielle
- L’action des adaptogènes chez le chien : axe HPA, modulation du cortisol et charge allostatique
- Les adaptogènes et les axes intestin-organe
- Sécurité, dosage et circonstances dans lesquelles les adaptogènes ne doivent pas être utilisés chez les chiens
- Pourquoi la gamme Bonza s’articule-t-elle autour d’adaptogènes de définition stricte ?
- Comment choisir un support adaptogène pour votre chien : Un cadre pratique
- Questions fréquemment posées
- Conclusion
- Articles connexes
- Références
- Informations éditoriales
Ce que sont les adaptogènes : La définition stricte qui distingue les vrais adaptogènes des adaptogènes commercialisés
Un adaptogène est une substance qui augmente la résistance non spécifique d’un organisme au stress, qui normalise la physiologie quelle que soit la direction de la perturbation, et qui le fait sans dommage à une dose thérapeutique. Cette définition a été formalisée par Brekhman et Dardymov en 1969 et a été renforcée par toutes les grandes revues pharmacologiques depuis lors.¹,² Il ne s’agit pas d’un terme de marketing. Il s’agit d’une catégorie pharmacologique, comparable en termes de spécificité à des termes tels que bêta-bloquant ou inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine.
La dérive du mot dans l’usage populaire est importante car elle modifie ce que les propriétaires de chiens pensent acheter. Une bouteille étiquetée « mélange adaptogène » peut contenir un adaptogène au sens strict, une plante fonctionnelle avec un mécanisme différent, une nervine calmante ou un mélange des trois. La pharmacologie de ces catégories est réellement différente, tout comme les résultats que vous pouvez en attendre.
La définition stricte trouve son origine dans la recherche soviétique sur les substances susceptibles d’améliorer la résistance et les performances en cas de stress physique extrême, notamment dans les contextes militaires et athlétiques. Brekhman, Lazarev et leurs collègues ont observé que certaines plantes, à commencer par Schisandra chinensis et plus tard Eleutherococcus senticosus(ginseng sibérien), produisaient un changement mesurable dans la manière dont les organismes réagissaient à un large éventail de facteurs de stress plutôt que de s’attaquer à un seul symptôme ou système.¹ Le concept a ensuite été mis en correspondance avec la physiologie moderne du stress, en particulier l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) et la réponse cellulaire au choc thermique, par Panossian et d’autres.¹, ²².
Concrètement, cela signifie qu’un véritable adaptogène ne se contente pas de « calmer » ou d' »énergiser » un chien. Il modifie la façon dont le mécanisme de réponse au stress du chien gère ce qu’on lui demande de gérer. La même plante qui aide un chien très anxieux à se calmer peut également aider un chien déprimé et léthargique à retrouver son dynamisme, car l’action est normalisante plutôt que directionnelle. Cette qualité bidirectionnelle est la caractéristique la plus distinctive de la catégorie.
Les trois critères auxquels doit répondre tout véritable adaptogène
Trois critères définissent un adaptogène de la taxonomie stricte, et chaque plante de la catégorie reconnue répond à ces trois critères. Ces critères sont la résistance au stress non spécifique, une action normalisatrice et un comportement inoffensif à la dose thérapeutique.¹,²
Les trois critères fonctionnent comme un filtre pharmacologique serré :
- Résistance non spécifique. La substance doit accroître la résistance à un large éventail de facteurs de stress, notamment physiques (froid, effort, restriction du sommeil), chimiques (toxines, médicaments) et biologiques (infection, défi immunitaire). Une plante qui se contente de réduire l’inflammation, de sédater ou de stimuler l’immunité échoue à ce test.
- Action de normalisation. La substance doit faire évoluer la physiologie vers l’équilibre, quelle que soit la direction de la perturbation. Si le taux de cortisol est trop élevé, il a tendance à baisser. Si le cortisol est supprimé, il tend à augmenter. Il en va de même pour la pression artérielle, l’activation immunitaire et d’autres systèmes régulés. Ce comportement bidirectionnel est la caractéristique la plus distinctive sur le plan pharmacologique.
- Innocuité à dose thérapeutique. La substance ne doit pas perturber de manière significative les fonctions physiologiques normales chez les individus en bonne santé aux doses nécessaires pour produire un effet. Ce n’est pas la même chose que l’absence de contre-indications. Cela signifie que le profil de sécurité aux doses actives est suffisamment favorable pour être utilisé comme modulateur à long terme plutôt que comme agent à court terme.
Chacun de ces critères a été testé pour les adaptogènes reconnus dans des modèles animaux, des systèmes cellulaires isolés et des essais cliniques sur l’homme. La catégorie est apparue parce qu’une poignée de plantes a passé les trois filtres pendant des décennies d’études indépendantes.¹,²
Adaptogènes de base : Les six substances dont les preuves sont les plus solides
Les adaptogènes « Core » sont six plantes dont les données pharmacologiques et cliniques sont les plus solides au regard des trois critères déterminants. Il s’agit de l’ashwagandha, de la rhodiola, du ginseng Panax, de l’éleuthéro, du schisandra et du basilic sacré. Chacune de ces plantes fait l’objet de décennies de recherche chez l’homme et l’animal, contient des composants bioactifs identifiables et présente des effets documentés sur l’axe HPA et la réponse cellulaire au stress.¹,²
Ashwagandha (Withania somnifera)
L’ashwagandha est l’adaptogène le plus étudié en médecine canine, avec trois essais contrôlés randomisés évalués par des pairs et publiés chez des chiens depuis 2022.³,⁴,⁵ Le profil bioactif est dominé par les withanolides, la withaferine A étant le composé le plus caractérisé sur le plan pharmacologique. Le mécanisme comprend la modulation de l’axe HPA, l’action anti-inflammatoire par l’inhibition de NF-κB et le soutien antioxydant par la modulation de la superoxyde dismutase, de la catalase et du glutathion.⁴
Dans un essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo, réalisé en 2022, Kaur et ses collègues ont administré un extrait standardisé de racine d’ashwagandha à raison de 15 mg/kg de poids corporel à 24 chiens souffrant de stress et d’anxiété, et ont constaté une réduction statistiquement significative du rapport cortisol/créatinine urinaire au bout de quatre semaines, par rapport au placebo.Un essai mené en 2024 par Vet Med Sci sur des chiens gériatriques (Bharani et ses collègues) à la même dose pendant 60 jours a montré des réductions du cortisol sérique, des cytokines inflammatoires clés (interféron-γ, facteur de nécrose tumorale-α, NF-κB), et des améliorations des paramètres hématologiques et antioxydants.⁴ Un essai réalisé en 2025 sur des Beagles gériatriques a mis en évidence des avantages spécifiques à l’intestin, notamment une amélioration du score fécal, une augmentation de la L-citrulline (un marqueur de l’intégrité intestinale) et une élévation des taux d’acide propionique et d’acide gras total à chaîne courte.⁵
Pour les chiens Bonza, l’ashwagandha est incorporé dans toute la gamme. Il apparaît dans le mélange botanique PhytoPlus® dans Superfoods & Ancient Grains et dans trois suppléments Bioactive Bites où sa pharmacologie s’aligne sur la classe fonctionnelle : Bliss pour la modulation de l’axe HPA et du cortisol dans des contextes de calme et d’anxiété, Bounce pour le soutien anti-inflammatoire et antioxydant dans des contextes d’articulation et de mobilité, et Boost pour la résistance au stress et le soutien antioxydant dans des contextes de bien-être du corps entier.
Rhodiola (Rhodiola rosea)
La rhodiole est l’un des adaptogènes les plus étudiés cliniquement pour la fatigue, le déclin cognitif induit par le stress et l’endurance physique dans la recherche humaine, avec des preuves translationnelles soutenant les effets dans les modèles animaux.Le profil bioactif est dominé par le salidroside (rhodioloside) et les rosavines (rosavine, rosine, rosarine), les rosavines servant de marqueur spécifique au genre qui distingue R. rosea des autres espèces de Rhodiola.⁶ Les extraits standardisés sont généralement calibrés à un rapport 3:1 de rosavines par rapport au salidroside.
Le mécanisme comprend la modulation des neurotransmetteurs monoaminergiques (sérotonine, dopamine, norépinéphrine), l’induction des protéines de choc thermique de la réponse au stress (Hsp70) et la modulation bidirectionnelle du cortisol.¹,²,⁶ Les essais cliniques de la rhodiole spécifiques aux chiens restent limités, de sorte que sa place dans les suppléments pour chiens devrait actuellement reposer sur la force des preuves translationnelles plutôt que sur les données d’intervention directe, avec une surveillance vétérinaire recommandée pour les chiens sous médicaments cardiovasculaires ou psychotropes.
Panax Ginseng (Panax ginseng)
Le Panax ginseng est la plante adaptogène de référence de la phytothérapie est-asiatique et a été inclus dans les principales pharmacopées en tant que plante adaptogène.⁷ Le profil bioactif est construit autour des ginsénosides, une classe de saponines triterpéniques présentant une similitude structurelle avec les hormones stéroïdes, ce qui sous-tend leur interaction avec l’axe HPA.
D’un point de vue pharmacologique, l’effet adaptogène du ginseng se caractérise le mieux par une modulation bidirectionnelle des systèmes cardiovasculaire, neuroendocrinien et immunitaire : dans les états d’hypercortisolisme, les ginsénosides réduisent la production de cortisol, et dans les états de fonction surrénalienne sous-optimale, ils soutiennent la stéroïdogenèse.⁷ Ce comportement bidirectionnel est l’exemple canonique d’une action normalisatrice. Les essais d’intervention directe sur les chiens restent limités, mais l’espèce a été utilisée historiquement dans la pratique de la phytothérapie canine et a un profil de sécurité documenté dans des contextes d’animaux de compagnie à des doses appropriées. Comme pour la rhodiole, l’intervention d’un vétérinaire est judicieuse pour les chiens qui prennent des médicaments en même temps.
Le Panax Ginseng fait partie du mélange botanique PhytoPlus® de Superfoods & Ancient Grains, aux côtés de l’Ashwagandha et de l’Eleuthero, ce qui en fait le troisième adaptogène de base dans le mélange botanique de l’aliment.
Eleuthéro / Ginseng sibérien (Eleutherococcus senticosus)
L’éleuthérocoque est l’adaptogène sur lequel la catégorie moderne a été effectivement construite, ayant été le sujet principal du travail pharmacologique fondateur de Brekhman et Dardymov.¹,⁸ L’Agence européenne des médicaments a approuvé la racine d’E. senticosus pour le traitement des symptômes de l’asthénie, y compris la fatigue et la faiblesse, en médecine humaine.⁸
Le profil bioactif est dominé par les éleuthérosides, en particulier la syringine (éleuthéroside B) et le diglucoside de syringarésinol, l’éleuthéroside E, ainsi que par les acides caféoylquiniques et les polysaccharides immunomodulateurs. L’action pharmacologique comprend l’inhibition de la signalisation MAPK et NF-κB, des effets neuroprotecteurs via le facteur neurotrophique dérivé du cerveau et une activité immunomodulatrice.⁸ Une caractéristique est une courbe dose-réponse biphasique dans laquelle des doses faibles et intermédiaires produisent une activité adaptogène alors que des doses élevées ne le font pas, ce qui est cohérent avec le modèle adaptogène plus large.⁸
Pour les chiens Bonza, l’éleuthérocoque fait partie du mélange botanique PhytoPlus® dans Superfoods & Ancient Grains et dans Boost Bioactive Bites, où sa pharmacologie anti-fatigue, neuroprotectrice et de performance physique soutient le positionnement de bien-être du corps entier du supplément.
Schisandra (Schisandra chinensis)
Le schisandra a été, avec l’éleuthérocoque, l’un des premiers adaptogènes à entrer dans les pharmacopées soviétiques et reste l’un des adaptogènes les mieux caractérisés pour le soutien hépatique, le stress oxydatif et les performances cognitives.⁹ Le profil bioactif est centré sur les lignanes dibenzocyclooctadiène, une classe spécifique au genre dont les principaux composés sont la schisandrine (schisandrol A), la schisandrine B (gomisine N) et la gomisine A.
D’un point de vue pharmacologique, S. chinensis présente des activités adaptogènes, hépatoprotectrices, immunostimulantes, antioxydantes et antistress.⁹ Les lignanes soutiennent les systèmes enzymatiques hépatiques de phase I et de phase II, ce qui est mécanistiquement pertinent pour l’axe intestin-foie chez les chiens. Les preuves cliniques directes chez le chien sont limitées et Schisandra n’est pas actuellement un ingrédient Bonza. Il reste un rayon d’avenir significatif pour les chiens qui ont besoin d’un adaptogène à influence hépatique.
Basilic sacré / Tulsi (Ocimum sanctum)
Le basilic sacré, également connu sous le nom de Tulsi, est l’un des adaptogènes dont l’activité sur l’axe HPA a fait l’objet des recherches les plus approfondies dans le cadre d’essais cliniques modernes sur l’homme. Un essai randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo, réalisé en 2022 sur 100 adultes, a montré qu’une supplémentation avec un extrait standardisé d’Ocimum tenuiflorum pendant huit semaines réduisait significativement les concentrations de cortisol salivaire, d’amylase salivaire et de cortisol capillaire après un stress, par rapport à un placebo, démontrant un effet à la fois sur l’axe HPA et sur le système médullaire sympathoadrénergique.¹⁰
Le profil bioactif est centré sur l’eugénol, l’acide ursolique, l’acide rosmarinique et le β-caryophyllène. L’eugénol est responsable d’une grande partie de l’activité anti-stress documentée, tandis que l’acide ursolique contribue aux effets anti-inflammatoires et immunomodulateurs.¹⁰ Les essais directs sur les chiens sont limités, et le basilic sacré n’est pas actuellement un ingrédient Bonza. Il s’agit d’un candidat solide pour le développement futur de rayons et l’inclusion dans des suppléments axés sur le stress et le comportement canins.
Le mélange PhytoPlus® associe quatre véritables adaptogènes à l’alimentation quotidienne, plutôt que sous forme de complément alimentaire distinct. Il est intégré à la nourriture végétale pour chiens de la marque Bonza.
Adaptogènes secondaires : Six autres dont l’action adaptogène est documentée
Six autres plantes répondent aux critères adaptogènes stricts avec des preuves établies mais moins étendues que les six principales. Il s’agit de l’astragale, du cordyceps, du reishi, du maca, de la réglisse et du shatavari. Chacune d’entre elles a une activité démontrable sur l’axe HPA ou sur la réponse systémique au stress, des bioactifs identifiables et une sécurité documentée à la dose thérapeutique.²
Les six adaptogènes secondaires se distinguent par les systèmes qu’ils privilégient :
- Astragale (Astragalus membranaceus). Action adaptogène et immunomodulatrice due aux astragalosides et aux polysaccharides. Particulièrement utile pour la résistance immunitaire et le rétablissement après une maladie chronique.
- Cordyceps (Cordyceps sinensis / militaris). Adaptogène avec des preuves solides pour le métabolisme énergétique et la tolérance à l’exercice, médié par la cordycépine et les polysaccharides bêta-glucane.
- Reishi (Ganoderma lucidum). Champignon adaptogène caractérisé par des triterpénoïdes (acides ganodériques) et des bêta-glucanes immunomodulateurs. Une étude d’intervention canine de 2024 a documenté les avantages fonctionnels d’une supplémentation chez des chiens en bonne santé à des niveaux d’inclusion contrôlés.¹¹ Le Reishi est inclus dans PhytoPlus® au sein de Bonza Superfoods & Ancient Grains.
- Maca (Lepidium meyenii). Adaptogène andin dont les effets sur l’énergie, l’endurance et l’endocrinologie de la reproduction sont documentés. Les bioactifs comprennent des macamides et des macaenes.
- Racine de réglisse (Glycyrrhiza glabra). Adaptogène grâce à la glycyrrhizine et à la modulation du métabolisme des glucocorticoïdes. L’utilisation est limitée en cas de troubles cardiovasculaires et rénaux et nécessite l’intervention d’un vétérinaire chez les chiens.
- Shatavari (Asparagus racemosus). Adaptogène dont l’utilisation traditionnelle est centrée sur la santé reproductive des femmes, grâce à des saponines stéroïdiennes (shatavarines). Base de données limitée pour les chiens.
Ensemble, les listes principale et secondaire comprennent les douze plantes que la littérature adaptogène moderne considère comme faisant partie de la catégorie de la taxonomie stricte.
Une erreur d’étiquetage courante : Pourquoi le curcuma, le gingembre et l’échinacée ne sont pas des adaptogènes
Plusieurs plantes fonctionnelles largement utilisées sont couramment vendues comme adaptogènes bien qu’elles ne répondent pas à la définition pharmacologique stricte. Les plus courantes sont le curcuma, le gingembre, l’échinacée, le ginkgo biloba et le chardon-marie. Chacune de ces plantes a une véritable valeur fonctionnelle, mais chacune agit par le biais d’un mécanisme primaire unique plutôt que par la modulation bidirectionnelle et non spécifique de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) qui définit les adaptogènes.¹,²
Cette distinction n’a rien de pédant. Elle change ce qu’une herbe peut ou ne peut pas faire pour votre chien.
- Curcuma (Curcuma longa). Puissant anti-inflammatoire et antioxydant grâce aux curcuminoïdes, sans modulation documentée de l’axe HPA ni normalisation du comportement bidirectionnel. Il s’agit d’un agent anti-inflammatoire et anti-stress oxydatif de premier plan. Ce n’est pas un adaptogène.
- Gingembre (Zingiber officinale). Plante anti-inflammatoire, antiémétique et favorisant la circulation grâce aux gingérols et aux shogaols. Il n’augmente pas la résistance non spécifique au stress et n’a pas l’action normalisante qui définit la catégorie.
- Echinacée (Echinacea purpurea / angustifolia). Un immunomodulateur, principalement en phase aiguë, avec un soutien documenté pour les défis immunitaires à court terme. Ce n’est pas un adaptogène ; son action est directionnelle plutôt que bidirectionnelle.
- Ginkgo biloba. Nootropique ayant des effets sur la microcirculation cérébrale et l’agrégation plaquettaire par l’intermédiaire des ginkgolides et du bilobalide. Véritables effets cognitifs et circulatoires, mais pas d’activité adaptogène de l’axe HPA.
- Chardon-Marie (Silybum marianum). Un hépatoprotecteur via la silymarine, en particulier la silibinine, qui soutient fortement la stabilisation de la membrane hépatique et la régénération du glutathion. Il ne s’agit pas d’un adaptogène ; l’action est spécifique aux organes et protectrice plutôt que systémique.
Si une étiquette décrit l’un de ces produits comme étant des adaptogènes, c’est qu’elle utilise le terme de manière vague. Cela ne signifie pas que le produit est mauvais. Cela signifie que le langage marketing s’est découplé de la pharmacologie, ce qui mérite d’être remarqué lorsque vous faites votre choix sur la base d’allégations catégorielles.
Les adaptogènes ne sont pas des plantes calmantes : Une distinction essentielle
Les nervins calmants et les adaptogènes sont parfois mis dans le même sac parce qu’ils sont tous deux utilisés dans des contextes liés au stress, mais il s’agit de catégories pharmacologiquement distinctes avec des mécanismes différents, des durées différentes et des indications thérapeutiques différentes. Les confondre conduit les propriétaires de chiens à utiliser l’un alors qu’ils ont besoin de l’autre, et à obtenir des résultats décevants avec des produits choisis pour la mauvaise catégorie d’effet.
Les quatre nervins calmants les plus courants commercialisés avec les adaptogènes sont la camomille (Matricaria recutita), la lavande (Lavandula angustifolia), la passiflore (Passiflora incarnata) et la mélisse (Melissa officinalis). Ces quatre plantes sont précieuses, mais aucune ne répond à la définition d’adaptogène. Leurs mécanismes sont GABAergiques, anxiolytiques ou sédatifs plutôt que de normaliser l’axe HPA. Ils ont tendance à agir de manière aiguë (en quelques heures) plutôt que de manière progressive (sur plusieurs semaines). Ils réduisent l’excitation dans une direction plutôt que de rétablir l’équilibre entre les deux.
Les deux catégories se complètent plutôt qu’elles ne se substituent l’une à l’autre. Un chien réactif peut bénéficier d’un adaptogène de définition stricte comme couche de résilience à long terme et d’une nervine calmante comme outil de contexte aigu pour les orages, les visites chez le vétérinaire ou les feux d’artifice. Les traiter comme interchangeables, comme le fait implicitement une grande partie du marketing, est une erreur. Le Centre d’humeur et d’apaisement pour chiens couvre en détail la catégorie des nervines et constitue la référence appropriée pour la sélection des herbes calmantes.
L’action des adaptogènes chez le chien : axe HPA, modulation du cortisol et charge allostatique
Les adaptogènes agissent sur le mécanisme de réponse au stress du chien en modulant l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) et les systèmes cellulaires de réponse au choc thermique et au stress oxydatif, avec pour résultat une amélioration de la résilience et une accumulation plus lente de l’usure due au stress chronique, connue sous le nom de charge allostatique.¹,²,¹²
L’axe HPA du chien suit la même architecture que celui de l’homme. Le stress perçu active l’hormone de libération de la corticotrophine (CRH) dans l’hypothalamus, qui déclenche l’hormone adrénocorticotrope (ACTH) de l’hypophyse, laquelle entraîne à son tour la libération de cortisol par le cortex surrénalien. En cas de stress aigu, le cortisol mobilise l’énergie, aiguise la vigilance et mobilise le système immunitaire. En cas de stress chronique, l’élévation soutenue du cortisol produit les effets en aval bien documentés que connaissent tous ceux qui travaillent avec des chiens anxieux ou des chiens de sauvetage : dysbiose intestinale, suppression de la fonction immunitaire, modifications du volume de l’hippocampe, réactivité comportementale et vieillissement accéléré.¹²
La charge allostatique, concept développé par Bruce McEwen et ses collègues, décrit le coût biologique cumulé de l’activation répétée ou soutenue du stress : l’usure qui apparaît lorsque les systèmes construits pour l’adaptation à court terme sont sollicités à long terme.¹² Chez les chiens, la charge allostatique se manifeste cliniquement par le chien chroniquement réactif qui ne se remet jamais tout à fait à zéro, le chien âgé dont la résilience immunitaire et la fonction intestinale déclinent ensemble, et le chien de travail dont les performances plafonnent en dépit de l’entraînement et de la mise en condition.
Les adaptogènes agissent comme des modulateurs de ce système plutôt que comme des bloqueurs d’un seul de ses composants. Les données pharmacologiques montrent que les adaptogènes reconnus régulent le cortisol de manière bidirectionnelle, induisent des protéines de choc thermique protectrices (Hsp70), modulent les kinases activées par le stress (JNK1) et influencent les facteurs de transcription, notamment FOXO/DAF-16, qui jouent un rôle central dans la signalisation de la longévité.¹,² L’observation clinique dans les études animales et humaines est que les chiens et les humains traités avec des adaptogènes deviennent plus aptes à gérer les facteurs de stress plutôt que d’y être moins sensibles. C’est le sens pratique de l’action normalisatrice.
Les adaptogènes et les axes intestin-organe
Les adaptogènes influencent la santé canine par le biais des axes intestin-organe parce que l’axe HPA et le microbiome intestinal sont physiquement et chimiquement liés, et parce que plusieurs adaptogènes produisent en outre des effets directs sur la physiologie intestinale et le métabolisme microbien.⁵ Les axes les plus pertinents pour l’action des adaptogènes sont l’axe intestin-cerveau (primaire), l’axe intestin-immunité, et l’axe intestin-longévité.
L’axe intestin-cerveau est la voie dominante. Le stress active l’axe HPA, et l’activation HPA modifie la motilité intestinale, la sécrétion, la production de mucus et la composition microbienne. Inversement, les métabolites microbiens, y compris les acides gras à chaîne courte (AGCC), renvoient un signal au système nerveux central par les voies vagales, immunitaires et endocriniennes, modulant le tonus HPA basal et réactif. L’essai 2025 Bharani sur des Beagles gériatriques en est l’illustration la plus directe chez le chien : 60 jours d’extrait de racine d’Ashwagandha à 15 mg/kg ont significativement augmenté l’acide propionique fécal et les AGCC totaux, augmenté la L-citrulline plasmatique (un marqueur reconnu de l’intégrité intestinale), réduit l’ALT et l’AST tout en maintenant toutes les valeurs dans la plage physiologique, et amélioré le score fécal, le tout en modulant l’environnement métabolique microbien de l’intestin.⁵ Il s’agit d’une modulation de l’axe HPA et d’une modulation de l’axe intestinal qui s’expriment comme un effet physiologique continu, exactement comme le prévoit la littérature sur le cerveau et l’intestin.
L’axe intestinal-immunitaire est la deuxième voie. Les adaptogènes dont l’action immunomodulatrice est documentée, notamment l’éleuthérocoque, l’astragale, le reishi et le cordyceps, exercent des effets immunitaires systémiques en partie par l’intermédiaire du tissu lymphoïde associé à l’intestin (GALT), qui se trouve à l’interface entre les métabolites microbiens et le système immunitaire au sens large.⁸,¹¹ L’axe intestin-longévité est la troisième voie et est particulièrement pertinent pour les chiens âgés: la régulation bidirectionnelle du cortisol réduit la charge allostatique, améliore la capacité antioxydante et soutient le profil métabolique d’un vieillissement en bonne santé, tous ces éléments convergeant vers la littérature sur le microbiome intestinal et la longévité.
Pour en savoir plus sur les liens entre le microbiome intestinal et la santé systémique, consultez Le microbiome intestinal du chien – La clé vitale de la santé du chien et les articles de l’axe pertinent dont les liens figurent à la fin de ce guide.
Sécurité, dosage et circonstances dans lesquelles les adaptogènes ne doivent pas être utilisés chez les chiens
Les adaptogènes se caractérisent pharmacologiquement par un profil de sécurité favorable à dose thérapeutique, mais favorable ne signifie pas universellement sûr, et un dosage adapté à l’espèce est important. Chez les chiens, les données publiées les plus solides concernant la dose sont celles de l’extrait de racine d’ashwagandha à 15 mg/kg de poids corporel une fois par jour, utilisé dans trois essais cliniques randomisés sur une période de quatre à neuf semaines sans effets indésirables signalés.³,⁴,⁵ Les autres adaptogènes ne disposent pas de données équivalentes sur la dose pour les chiens et doivent être utilisés à des doses prudentes avec l’aide d’un vétérinaire.
Un petit nombre de contextes justifient la prudence ou l’évitement :
- Grossesse et allaitement. Il n’existe pas de données suffisantes sur l’innocuité des adaptogènes pour les chiens pendant la grossesse ou l’allaitement.
- Médicaments immunosuppresseurs concomitants. Plusieurs adaptogènes, dont l’astragale, l’éleuthérocoque et le reishi, ont une activité immunomodulatrice qui peut interagir avec les protocoles immunosuppresseurs ; un examen vétérinaire est essentiel.
- Médicaments cardiovasculaires et hypertension. La racine de réglisse requiert une attention particulière en raison de ses effets minéralocorticoïdes sur le potassium et la tension artérielle. Le panax ginseng peut interagir avec les traitements antihypertenseurs et anticoagulants ; l’avis d’un vétérinaire est nécessaire.
- Sédatifs et psychotropes. Un examen vétérinaire s’impose avant d’associer des adaptogènes à des médicaments prescrits pour modifier le comportement, car l’action bidirectionnelle de l’HPA peut interagir avec l’effet sous-jacent du médicament.
- Maladie auto-immune active. Les adaptogènes immunomodulateurs justifient une surveillance vétérinaire dans les contextes auto-immuns.
- Les chiots de moins de 12 mois et les petites races dont le poids corporel est extrêmement faible. L’étalonnage de la dose doit être conservateur et guidé par le vétérinaire.
Le principe général est qu’il est préférable d’introduire les adaptogènes progressivement, de les observer pendant des semaines plutôt que des jours, et de les utiliser dans le cadre d’une stratégie plus large plutôt qu’en tant qu’intervention isolée. Les résultats positifs les plus cohérents dans la littérature canine proviennent d’une prise quotidienne soutenue sur quatre à neuf semaines, et non de fortes doses intermittentes.³,⁴,⁵
Pourquoi la gamme Bonza s’articule-t-elle autour d’adaptogènes de définition stricte ?
Bonza est la seule marque britannique de produits végétaux pour chiens dont la gamme d’ aliments et de compléments alimentaires s’articule autour d’adaptogènes de définition stricte appliqués par pharmacologie à des classes fonctionnelles spécifiques. L’architecture comporte deux couches : une couche alimentaire qui fournit quotidiennement quatre adaptogènes de définition stricte par le biais du mélange botanique exclusif PhytoPlus®, et une couche de compléments qui applique des adaptogènes spécifiques à des bouchées bioactives spécifiques lorsque leur pharmacologie correspond à la classe fonctionnelle.
La couche alimentaire est centrée sur les super-aliments et les céréales anciennes. PhytoPlus® contient quatre adaptogènes de définition stricte : Ashwagandha, Panax Ginseng, Eleuthero et Reishi. Trois de ces quatre adaptogènes (Ashwagandha, Panax Ginseng, Eleuthero) sont des adaptogènes de base, la catégorie qui possède les preuves pharmacologiques et cliniques les plus solides. Le quatrième (Reishi) est un adaptogène secondaire.
Chaque adaptogène présent dans l’alimentation apporte une forme de soutien différente :
- L‘ashwagandha apporte les preuves les plus solides de la modulation de l’axe HPA, de l’action anti-inflammatoire et des bienfaits pour l’axe intestinal chez le chien, avec trois essais contrôlés par des pairs à ce jour.³,⁴,⁵
- Le Panax Ginseng est la plante adaptogène de référence de la phytothérapie est-asiatique, la modulation bidirectionnelle du cortisol étant l’exemple canonique d’une action normalisatrice sur les systèmes cardiovasculaire, neuroendocrinien et immunitaire.⁷
- L’éleuthérocoque est l’adaptogène de base sur lequel la catégorie moderne a été construite, avec des effets documentés sur l’axe HPA, une activité neuroprotectrice via le facteur neurotrophique dérivé du cerveau et des propriétés anti-fatigue.¹,⁸
- Le Reishi est un adaptogène secondaire contenant des triterpénoïdes et des bêta-glucanes immunomodulateurs, qui complètent l’architecture plus large des fibres et du microbiome de l’aliment et contribuent à la résilience immunitaire.¹¹
La couche de compléments applique des adaptogènes spécifiques à des classes fonctionnelles spécifiques au sein de la gamme Bioactive Bites. Bliss, le complément pour le calme et l’anxiété, contient de l’ashwagandha pour la modulation de l’axe HPA et du cortisol. Bounce, le complément pour les articulations et la mobilité, contient de l’ashwagandha pour un soutien anti-inflammatoire et antioxydant. Boost, le complément de bien-être et de longévité pour l’ensemble du corps, contient de l’ashwagandha et de l’éleuthérocoque, qui combinent le soutien de l’axe HPA et des antioxydants avec une action antifatigue et neuroprotectrice.
L’architecture de la gamme signifie que le soutien adaptogène n’est pas limité à un seul produit. PhytoPlus® en tant que mélange reste exclusif à Superfoods & Ancient Grains, mais les adaptogènes individuels qui répondent à la définition pharmacologique stricte apparaissent ailleurs dans la gamme lorsque leur inclusion est pharmacologiquement justifiée. Le principe de placement est le même partout : les adaptogènes sont plus efficaces lorsqu’ils sont administrés quotidiennement pendant des semaines, dans une matrice qui soutient le microbiome intestinal grâce à une teneur diversifiée en fibres, polyphénols et prébiotiques, et sous une forme qui aligne l’ingrédient sur la classe fonctionnelle du produit dans lequel il s’inscrit.
Le résumé en une ligne est simple : Bonza positionne le soutien adaptogène non pas comme une revendication de produit unique, mais comme une architecture de gamme complète, car c’est ainsi que la pharmacologie sous-jacente fonctionne réellement.
Comment choisir un support adaptogène pour votre chien : Un cadre pratique
Le choix d’un support adaptogène pour votre chien est une question d’adéquation entre une pharmacologie de définition stricte et le chien que vous avez en face de vous, et non une question de sélection sur la base d’étiquettes de catégories. Un cadre pratique repose sur cinq questions, appliquées dans l’ordre.
Cinq questions à poser lorsque vous comparez des produits ou des ingrédients :
- L’ingrédient nommé est-il un adaptogène au sens strict ? Recoupez avec les listes principales ou secondaires de ce guide. Si le produit mentionne le curcuma, le gingembre, l’échinacée, le ginkgo ou le chardon-marie comme adaptogène, l’étiquetage n’est pas rigoureux.
- La dose est-elle spécifiée et se situe-t-elle dans la fourchette des données canines ? Pour l’ashwagandha, la dose publiée pour les chiens est de 15 mg/kg d’extrait de racine par jour ³,⁴,⁵ Pour les autres adaptogènes, les données sur les doses sont plus limitées et il convient d’adopter une posologie prudente en tenant compte de l’avis du vétérinaire.
- La forme est-elle normalisée en fonction d’un composé marqueur reconnu ? Pour l’ashwagandha, la teneur en withanolides. Pour la rhodiole, la teneur en rosavines et en salidrosides. Pour l’éleuthéro, la teneur en éleuthérosides B et E. Pour le reishi, la teneur en triterpénoïdes et en bêta-glucanes. C’est la normalisation qui permet de distinguer une matière première fiable d’un produit botanique présentant d’importantes variations d’un lot à l’autre.
- La situation du chien correspond-elle à l’accent mis sur l’adaptogène ? Les adaptogènes sont bénéfiques pour la lutte contre l’anxiété et la fatigue, la résistance immunitaire, le soutien gériatrique et la récupération après une maladie, mais différents adaptogènes mettent l’accent sur différentes parties de l’architecture de la réponse au stress.
- Existe-t-il des contre-indications pour votre chien ? La prise simultanée de médicaments, la grossesse, les maladies auto-immunes et les chiens très jeunes ou de très petite taille nécessitent un examen vétérinaire avant leur introduction.
Le changement de comportement le plus utile pour les propriétaires de chiens qui lisent le rayon des compléments alimentaires est de cesser de prendre pour argent comptant le mot « adaptogène » figurant sur une étiquette. La catégorie est réelle et utile ; la plupart des produits qui l’invoquent n’en font pas partie. Une fois que vous savez faire la différence, le choix devient beaucoup plus simple.
Questions fréquemment posées
Oui, aux doses thérapeutiques, les adaptogènes couverts dans ce guide ont un profil de sécurité favorable. Les données de sécurité les plus solides pour les chiens existent pour l’extrait de racine d’ashwagandha à 15 mg/kg de poids corporel, utilisé dans trois essais contrôlés randomisés chez des chiens sans effets indésirables signalés.³,⁴,⁵ Des contre-indications spécifiques s’appliquent à la grossesse, à l’allaitement, aux médicaments immunosuppresseurs ou cardiovasculaires concomitants, aux maladies auto-immunes actives et aux chiens très jeunes ou de très petite taille ; l’intervention d’un vétérinaire est appropriée dans ces contextes.
Non. Le curcuma est un puissant anti-inflammatoire et antioxydant grâce à ses curcuminoïdes, mais il ne module pas l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien de manière bidirectionnelle et normalisante, comme le font les adaptogènes. Il est souvent qualifié à tort d’adaptogène. Le curcuma reste un ingrédient fonctionnel précieux pour lutter contre l’inflammation et le stress oxydatif, mais il n’appartient tout simplement pas à la catégorie des adaptogènes.
Un adaptogène module le système de réponse au stress de manière bidirectionnelle sur plusieurs semaines et modifie la manière dont le chien gère les facteurs de stress en général. Une plante calmante (camomille, lavande, passiflore, mélisse) réduit l’excitation de manière directionnelle, souvent en quelques heures, et est surtout utile dans les contextes de stress aigu. Les deux se complètent plutôt que de se substituer l’un à l’autre.
La plupart des données canines et translationnelles publiées font état d’effets progressifs sur une période de quatre à neuf semaines d’administration quotidienne. Il est peu probable que des traitements courts d’une à deux semaines produisent l’ensemble des effets bénéfiques sur l’axe HPA et sur l’inflammation documentés dans les essais.³,⁴,⁵
Cela nécessite un examen vétérinaire. Les adaptogènes ayant une activité immunomodulatrice (Astragalus, Eleuthero, Reishi) peuvent interagir avec les protocoles immunosuppresseurs. La réglisse et le ginseng Panax peuvent interagir avec les régimes cardiovasculaires et anticoagulants. Les adaptogènes ayant une activité sur l’axe HPA peuvent interagir avec les médicaments prescrits pour modifier le comportement. Rien de tout cela n’exclut une utilisation combinée, mais cela exclut une combinaison non supervisée.
Ashwagandha. À l’heure où nous écrivons ces lignes, trois essais contrôlés randomisés évalués par des pairs ont été publiés chez des chiens depuis 2022, portant sur la réduction du stress et de l’anxiété, les effets anti-inflammatoires et antioxydants chez des chiens gériatriques et la modulation du microbiome intestinal chez des Beagles gériatriques.³,⁴,⁵ D’autres adaptogènes disposent de preuves humaines et translationnelles plus solides, mais de moins de données d’intervention chez les canidés.
Conclusion
Le terme « adaptogène » a été si souvent emprunté et détourné qu’il est facile de ne pas voir la pharmacologie sous-jacente. Ramenée à sa définition stricte, la catégorie est petite, bien définie et véritablement utile pour les chiens confrontés au stress, à la récupération ou au vieillissement en bonne santé. Douze plantes médicinales entrent dans cette catégorie, six dans la liste principale et six dans la liste secondaire. De nombreuses autres plantes sont vendues sous ce label sans en faire partie. Le curcuma, le gingembre et l’échinacée ne sont pas des adaptogènes. La camomille, la lavande, la passiflore et la mélisse sont des nervins calmants, pas des adaptogènes. Cette distinction n’a rien de pédant ; elle détermine ce que vous devez attendre du produit en rayon.
Pour les propriétaires de chiens, l’implication pratique est que les adaptogènes de définition stricte ont une place défendable dans la couche de résilience à long terme de la nutrition canine, en particulier pour les chiens stressés, réactifs, en convalescence ou vieillissants. Les données publiées sur l’ashwagandha pour les chiens, étayées par des données translationnelles pour l’ensemble de la catégorie, sont aussi convaincantes qu’elles l’ont jamais été. Le cadre est plus important que n’importe quel ingrédient, et il récompense les propriétaires qui apprennent à faire la différence entre un adaptogène et une étiquette commerciale.
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- Bonza Superfoods & Ancient Grains
Références
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Informations éditoriales
| Champ d’application | Détail |
|---|---|
| Publié | avril 2026 |
| Dernière mise à jour | avril 2026 |
| Examiné par | Comité consultatif vétérinaire |
| Prochaine révision | octobre 2026 |
| Auteur | Glendon Lloyd, Dip. Nutrition canine (Dist.), Dip. Dog Nutrigenomics (Dist.), Fondateur, Bonza |
| Clause de non-responsabilité | Cet article est publié à titre d’information uniquement et ne constitue pas un avis vétérinaire. Consultez toujours un vétérinaire qualifié avant de modifier l’alimentation de votre chien ou son régime de compléments alimentaires. |