
Résumé
L’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) constitue le système central de réponse au stress de votre chien, et le cortisol est l’hormone qu’il libère. Par petites poussées, le cortisol a un effet protecteur. Lorsque le stress devient chronique, ou lorsque le vieillissement affaiblit le mécanisme d’arrêt du système, le taux de cortisol reste élevé et commence à affecter l’ensemble de l’organisme : la fonction de barrière intestinale, l’équilibre immunitaire, la masse musculaire, la peau, le sommeil et le comportement. De nouvelles données vétérinaires présentent le vieillissement lui-même comme un processus modifiable, dans lequel la charge de stress est l’un des leviers sur lesquels les propriétaires peuvent agir. Ce guide explique le fonctionnement de cet axe, présente les substances bioactives susceptibles de favoriser la régulation du cortisol et montre comment le microbiote intestinal occupe une place centrale dans cette boucle, reliant le stress à tous les autres systèmes de l’organisme. Il se termine par des mesures concrètes pour réduire la charge de stress quotidienne de votre chien et des conseils clairs permettant de déterminer quand un symptôme nécessite l’intervention d’un vétérinaire plutôt que la prise d’un complément alimentaire.
La plupart des propriétaires abordent la réaction de stress chez le chien en se concentrant sur ses conséquences plutôt que sur sa cause. Un chien se gratte, c’est donc sûrement une allergie. Les selles d’un chien sont molles, c’est donc sûrement la nourriture. Un chien fait les cent pas à 3 heures du matin, se réveille courbaturé ou sursaute à la sonnette, c’est donc sûrement l’âge, le bruit ou son tempérament. Chaque symptôme est traité séparément. Pourtant, une grande partie de ces manifestations trouve son origine dans un seul et même système en amont : l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, et l’hormone du stress qu’il régule, le cortisol.
Ce point revêt une importance croissante à mesure que les chiens vieillissent. La science vétérinaire s’est résolument détournée de l’idée selon laquelle le vieillissement correspondrait à un déclin inéluctable. Une revue narrative publiée en 2025 dans le *Journal of Veterinary Science* et une prise de position consensuelle parue en 2026 dans le *JAVMA* présentent toutes deux le vieillissement comme une trajectoire dynamique et modifiable, le stress chronique figurant parmi les facteurs susceptibles de l’accélérer ou de le ralentir.¹ ² Chez les chiens âgés en particulier, l’axe du stress devient plus difficile à désactiver ; ainsi, la même sonnerie de porte qui laisse un jeune chien indifférent peut maintenir le taux de cortisol d’un chien âgé à un niveau élevé pendant bien plus longtemps.¹ ³
Ce guide suit une approche descendante : de quoi s’agit-il, quels composés bioactifs peuvent l’influencer, à quoi ressemble une meilleure régulation chez un chien réel et, au cœur de tout cela, comment le microbiote intestinal s’inscrit dans la boucle du stress et la relie à tous les autres systèmes de l’organisme dont parle Bonza. Lorsque les preuves les plus solides proviennent d’études sur les chiens, nous le précisons. Lorsqu’elles proviennent d’études menées sur l’homme ou sur des rongeurs, nous le signalons également, car l’honnêteté quant à la provenance des données est essentielle.
Principaux enseignements
- L’axe HPA est une chaîne composée de trois organes (hypothalamus, hypophyse, glandes surrénales) qui libère du cortisol en réponse au stress. Il est essentiel et bénéfique pour la santé lorsqu’il est activé par intermittence.
- Le problème réside dans une activation chronique. Lorsque le taux de cortisol reste élevé, cela entraîne une dégradation musculaire, une résistance à l’insuline, une immunosuppression et un repli sur soi.¹ ⁴
- Le vieillissement affaiblit le mécanisme d’arrêt. Les chiens âgés peuvent présenter des réponses prolongées du cortisol face à des facteurs de stress mineurs, car la régulation négative et la sensibilité des récepteurs diminuent avec l’âge.¹ ³
- L’intestin et l’axe du stress interagissent dans les deux sens. Le cortisol peut affaiblir la barrière intestinale, tandis que les micro-organismes intestinaux influencent la réponse au stress par le biais des acides gras à chaîne courte, du nerf vague et du métabolisme du tryptophane.⁵ ⁶ ⁷
- La nutrition peut favoriser cet axe, mais les données les plus solides concernant le cortisol et les composés bioactifs individuels proviennent encore d’études menées chez l’homme ou chez les rongeurs. Des données relatives aux chiens commencent à apparaître, et il est important d’avoir des attentes réalistes.
- Certains signes de stress sont d’ordre médical. La maladie de Cushing, les douleurs, les troubles thyroïdiens et les troubles cognitifs peuvent tous passer pour de « simples signes de vieillissement » et nécessitent une consultation chez le vétérinaire.
Dans ce guide
- Qu’est-ce que l’axe HPA et comment contrôle-t-il la réaction de votre chien au stress ?
- Quels composés bioactifs peuvent influencer la régulation du cortisol chez les chiens ?
- À quoi ressemble une meilleure régulation du cortisol chez un chien ?
- Comment le microbiote intestinal régule la réponse de votre chien au stress
- Pourquoi Bonza élabore ses formules en tenant compte de l’axe du stress, et pas seulement des symptômes
- Quand les signes de stress nécessitent l’intervention d’un vétérinaire, et non un complément alimentaire
- Comment réduire le niveau de stress quotidien de votre chien
- Comment évaluer le niveau de stress de votre chien : l’auto-évaluation « Bonza Stress Load »
- Quelle quantité faut-il donner et combien de temps faut-il attendre avant de constater un changement ?
- Questions fréquemment posées
- Références
- Informations éditoriales
Qu’est-ce que l’axe HPA et comment contrôle-t-il la réaction de votre chien au stress ?
L’axe HPA est un relais hormonal en trois étapes qui transforme une menace perçue en une réponse coordonnée de l’organisme tout entier. C’est en comprenant ces trois étapes que vous pouvez comprendre pourquoi un problème de stress reste si rarement un simple « problème de stress ».
Lorsque le cerveau de votre chien détecte un facteur de stress, l’hypothalamus libère l’hormone de libération de la corticotropine (CRH). Cela indique à l’hypophyse de libérer l’hormone adrénocorticotrope (ACTH), qui circule dans le sang jusqu’aux glandes surrénales situées près des reins. Le cortex surrénal libère alors du cortisol.⁹ Le cortisol mobilise le glucose, aiguise l’attention, freine les fonctions non urgentes telles que la digestion et la reproduction, et prépare l’organisme à l’action. Il ne s’agit pas d’un dysfonctionnement. C’est l’un des mécanismes de survie les plus ingénieux de la biologie des mammifères, et un chien présentant une réponse au stress saine a besoin que ce mécanisme fonctionne correctement.
Pourquoi le cortisol est une hormone normale et indispensable
L’objectif du soutien de l’axe du stress n’est en aucun cas de supprimer le cortisol. Un chien présentant un taux de cortisol trop faible se trouve en crise d’Addison, ce qui constitue une urgence médicale. Le but est de disposer d’un système qui s’active de manière appropriée et, tout aussi important, qui s’arrête net une fois la menace écartée. C’est précisément ce mécanisme d’arrêt qui fait défaut.
Comment la boucle de rétroaction négative met fin à la réponse
Dans des conditions normales, l’augmentation du cortisol entraîne une rétroaction vers l’hypothalamus et l’hypophyse, leur indiquant de cesser d’émettre des signaux. C’est cette boucle de rétroaction négative qui ramène le système à son état initial après un sursaut. Lorsque cette boucle fonctionne correctement, un chien réagit à la présence du facteur, puis se calme en quelques minutes. Lorsque cette boucle s’affaiblit, ce même chien reste surexcité longtemps après le départ du facteur.
Stress aigu ou stress chronique : la différence qui compte
Le stress aigu est adaptatif. Le stress chronique est néfaste. Le terme technique désignant l’usure cumulative d’un système soumis à un stress qui ne s’atténue jamais complètement est la « charge allostatique »; chez les mammifères, celle-ci est associée au catabolisme musculaire, à la résistance à l’insuline, à la suppression immunitaire et à un repli comportemental.⁴ La littérature vétérinaire décrit précisément ce schéma chez les chiens et les chats vieillissants : un stress répété ou non pris en charge accélère le vieillissement physiologique et accroît la vulnérabilité aux maladies liées à l’âge.¹
Comment le vieillissement modifie le système
C’est là que les données ont un réel poids pour les chiens âgés. Les chiens gériatriques peuvent présenter une élévation prolongée du taux de cortisol en réponse à des facteurs de stress, même mineurs, car la régulation négative perd de son efficacité et la sensibilité des récepteurs évolue avec l’âge.¹ ³ En termes simples, la réponse au stress d’un chien âgé est à la fois plus facile à déclencher et plus lente à s’éteindre. Une revue exhaustive de 2024 consacrée à la biologie du vieillissement canin place ce dérèglement de l’axe HPA au même rang que les modifications mitochondriales et immunitaires parmi les caractéristiques conservées du vieillissement.³ Pour un propriétaire, la conclusion pratique est que la tolérance d’un chien âgé face aux perturbations est réellement plus faible qu’auparavant, et que la gestion de la charge de stress n’est pas un signe de complaisance, mais bien une mesure préventive contre les mécanismes plus larges de vieillissement biologique.
Quels composés bioactifs peuvent influencer la régulation du cortisol chez les chiens ?
Plusieurs composés bioactifs alimentaires semblent favoriser la régulation du cortisol, mais les données disponibles sont inégales et, surtout, la plupart d’entre elles ne concernent pas encore les chiens. Ci-dessous, chacun d’entre eux est classé en toute honnêteté, l’espèce sur laquelle repose chaque allégation étant clairement indiquée. Aucun de ces composés n’est un sédatif, et aucun ne traite un trouble diagnostiqué. Il s’agit de composants alimentaires susceptibles de favoriser une réponse au stress plus résiliente sur plusieurs semaines, et non de solutions miracles agissant en un jour.
Les adaptogènes : les quatre présents dans PHYTOPLUS®
Un adaptogène est un composé végétal censé aider l’organisme à maintenir son équilibre en situation de stress, notamment en modulant l’axe HPA. Le mélange PHYTOPLUS® de Bonza, présent dans les formules « Super » et « Ancient Grains », en contient quatre : l’ashwagandha, le ginseng Panax, l’éleuthéro et le reishi.
L’ashwagandha (Withania somnifera) présente les données les plus solides concernant le cortisol parmi les quatre plantes, bien que ces données concernent l’être humain. Plusieurs essais contrôlés randomisés et revues systématiques font état de réductions significatives du cortisol sérique et du stress perçu chez les adultes ; une méta-analyse de neuf ECR portant sur 558 participants a notamment mis en évidence une baisse significative du cortisol sérique par rapport au placebo.¹³ Un autre essai contrôlé par placebo, utilisant un extrait standardisé, a mis en évidence des réductions significatives du cortisol matinal sur une période de 60 jours.¹⁴ En l’absence d’essais directs sur le cortisol chez le chien, il convient de retenir, en toute honnêteté, la plausibilité mécanistique ainsi que les données humaines solides issues d’autres espèces, et non une efficacité prouvée chez le chien.
Le Panax ginseng, l’éleuthéro (Eleutherococcus senticosus) et le reishi (Ganoderma lucidum) sont des adaptogènes traditionnels dont l’efficacité en matière de résistance au stress et de modulation immunitaire est étayée par des études cliniques et précliniques chez l’homme, mais pour lesquels les preuves directes concernant le cortisol sont plus limitées et les données chez le chien sont minimes. Nous les considérons comme des composants complémentaires d’un mélange plutôt que comme des principes actifs autonomes, et les articles consacrés au reishi et à l’éleuthéro, dans la série Bonza sur les adaptogènes, approfondissent chacun de ces sujets.
Lactobacillus helveticus et la voie psychobiotique
Parmi tous les ingrédients utilisés par Bonza, le Lactobacillus helveticus fait l’objet de la littérature la plus abondante concernant l’axe HPA, ce qui explique qu’il fasse l’objet d’une rubrique distincte. Les travaux fondateurs sont une étude publiée en 2011 dans le *British Journal of Nutrition*, dans laquelle une formulation associant L. helveticus R0052 et Bifidobacterium longum R0175 a permis de réduire les comportements de type anxieux chez le rat, ainsi que le taux de cortisol libre urinaire et la détresse psychologique chez des volontaires humains en bonne santé.⁹ Des travaux de suivi menés chez la souris ont montré que cette même classe de probiotiques prévenait les anomalies de l’activité cérébrale induites par le stress grâce à une modulation de l’axe HPA.¹⁰
Deux mises en garde de bonne foi. Premièrement, ces données concernent des rongeurs et des humains, et non des chiens. Deuxièmement, et c’est un point important, ces effets sont souvent spécifiques à une souche: la souche R0052 étudiée n’est pas automatiquement interchangeable avec toutes les préparations de L. helveticus. Le raisonnement au niveau de l’espèce est solide et le mécanisme est bien caractérisé, mais la spécificité de la souche constitue une véritable limite quant à la force avec laquelle on peut affirmer l’existence d’un effet du cortisol chez le chien.
Le signal canin le plus directement pertinent provient d’un organisme apparenté. Une étude croisée menée auprès de 24 labradors retrievers anxieux a montré qu’une supplémentation en Bifidobacterium longum (BL999) avait amélioré les comportements anxieux chez environ 90 % des chiens, avec une baisse du taux de cortisol salivaire et de la fréquence cardiaque chez la plupart d’entre eux.¹¹ Il s’agit là d’un résultat véritablement canin et encourageant, mais il a été présenté sous la forme d’un résumé lors d’un symposium sur le comportement vétérinaire plutôt que d’un article ayant fait l’objet d’une évaluation par les pairs complète ; il convient donc de le considérer comme un signal fort plutôt que comme une conclusion définitive. Une étude canine publiée séparément et évaluée par des pairs, portant sur un complément associant prébiotiques, probiotiques et postbiotiques chez 40 chiens, a effectivement fait état d’une amélioration comportementale par rapport au placebo, ce qui vient étayer l’approche multicomposante plus large.¹²
Calsporin® et la voie de la barrière dans la régulation du stress
Le Bacillus velezensis DSM 15544 (Calsporin®) agit moins sur le cerveau et davantage sur la barrière entre l’intestin et la circulation sanguine. Comme l’explique la section suivante, une barrière perméable est un facteur mécanique du cercle vicieux stress-inflammation ; le maintien de l’intégrité de cette barrière constitue donc un moyen légitime, bien qu’indirect, de soutenir cet axe. Il s’agit du volet « barrière et détoxification » du cadre intestinal à quatre critères de Bonza, partagé par Biotics et Belly.
Fibres fermentescibles : chicorée et levure
La chicorée (source de FOS et d’inuline) et l’hydrolysat de levure (source de MOS et de bêta-glucanes) sont des substrats, et non des principes actifs. Ils nourrissent les microbes qui produisent des acides gras à chaîne courte, et le butyrate, en particulier, est le métabolite anti-inflammatoire qui établit un lien entre un intestin sain et un axe de stress plus stable.⁶ Les fibres n’ont pas d’effet sédatif sur un chien. Elles nourrissent le système qui aide le chien à s’autoréguler.
Le DHA et l’aspect lié à la neuroinflammation
L’acide gras oméga-3 DHA (présent dans PHYTOPLUS sous le nom de « DHA Gold », issu d’algues) soutient le cerveau des personnes âgées en contribuant à atténuer la neuroinflammation, l’un des mécanismes liés au déclin cognitif induit par le stress. Une précision importante : le DHA n’est pas l’EPA. Le DHA issu d’algues couvre bien les bienfaits du DHA dans le cadre des oméga-3, mais les propriétaires qui recherchent spécifiquement les bienfaits de l’EPA sur les articulations et l’inflammation doivent connaître cette distinction plutôt que de supposer que le terme « oméga-3 » désigne les deux.
Le lien mécanistique : le tryptophane et la sérotonine
Le tryptophane est le précurseur alimentaire de la sérotonine, et la disponibilité en sérotonine influe sur l’humeur, la résistance au stress et le sommeil. Chez les chiens, les résultats sont véritablement mitigés et méritent d’être présentés de manière impartiale. L’étude classique publiée en 2000 dans le JAVMA a montré qu’une supplémentation en tryptophane dans le cadre d’un régime pauvre en protéines pouvait aider à traiter certaines formes d’agressivité, mais pas de manière uniforme chez tous les chiens ni pour tous les comportements.¹⁵ Une étude contrôlée ultérieure n’a révélé aucun effet significatif chez des chiens légèrement anxieux vivant en milieu familial.¹⁶ La littérature plus générale sur la nutrition et le comportement canins peut être résumée comme suit : « biologiquement plausible, cliniquement incohérente ».¹⁶ Nous incluons le tryptophane à titre de lien mécanistique vers la section consacrée à l’axe intestin-cerveau, et non comme une solution miracle.
À quoi ressemble une meilleure régulation du cortisol chez un chien ?
Une meilleure régulation se traduit par un chien qui se remet plus vite et se calme plus facilement, et non par un chien sous sédatifs. Cette distinction est importante, car l’objectif est la résilience, et non la répression. Si l’on présente honnêtement les résultats auxquels une routine et une alimentation adaptées peuvent contribuer, le tableau se présente comme suit.
Un sommeil plus réparateur. Un chien dont l’axe du stress se calme en fin de journée a tendance à se reposer la nuit plutôt que de faire les cent pas, de haleter ou de se réveiller à plusieurs reprises. L’agitation nocturne est l’un des premiers signes les plus courants que les propriétaires interprètent à tort comme un simple signe de vieillissement.¹
Une reprise plus rapide après une interruption. Ce qui permet d’évaluer si la réaction au stress d’un chien est saine, ce n’est pas le fait qu’il réagisse, mais la rapidité avec laquelle il revient à son état normal par la suite. Une courbe de récupération plus courte après la sonnerie de la porte, la visite d’un invité ou un trajet en voiture constitue un signe significatif.
Une peau et une digestion plus équilibrées. Étant donné que le cortisol agit à la fois sur la barrière cutanée et sur la barrière intestinale, un meilleur équilibre de cet axe se traduit souvent par une diminution des poussées et des selles plus régulières, ce qui explique précisément pourquoi les « allergies » et la « sensibilité intestinale » d’un même chien peuvent s’améliorer simultanément.
A permis de préserver la masse musculaire maigre. Un taux chronique de cortisol a un effet catabolique. La préservation de la masse musculaire chez les chiens âgés relève en partie de la gestion du stress, parallèlement à un apport en protéines et à une activité physique adéquate, et s’inscrit dans le cadre d’une stratégie nutritionnelle plus large destinée aux chiens âgés.¹ ⁴
Stabilité comportementale. Moins de réactions de sursaut, une réactivité moindre et un chien qui s’adapte mieux aux aléas courants de la vie quotidienne.
Chacun de ces résultats est un effet « pouvant être observé », qui dépend du chien concerné, de la cause sous-jacente et de l’ensemble de ses habitudes. Aucun n’est garanti, et un chien qui est réellement malade a besoin d’un diagnostic, et pas seulement d’un régime alimentaire.
Comment le microbiote intestinal régule la réponse de votre chien au stress
L’idée la plus importante de ce guide est que l’intestin et l’axe du stress ne constituent pas deux systèmes qui interagissent occasionnellement. Il s’agit d’une boucle unique qui fonctionne en continu dans les deux sens. C’est sur ce mécanisme que repose l’ensemble du cadre théorique de Bonza, et c’est là que se trouvent les données scientifiques les plus solides et les plus dignes d’être citées.
Premier axe : comment l’axe du stress remodèle l’intestin
Lorsque le taux de cortisol augmente et reste élevé, il agit directement sur la paroi intestinale. Les glucocorticoïdes influencent les protéines des jonctions serrées qui assurent l’étanchéité de la barrière intestinale. Une étude publiée en 2017 dans Scientific Reports a montré que le stress chronique et des taux élevés de glucocorticoïdes entraînent une régulation à la baisse de la claudine-1, une protéine clé des jonctions serrées, ce qui affaiblit la barrière.⁵ Une barrière moins étanche se traduit par une perméabilité intestinale accrue, ce qui constitue le fondement mécanique du concept de « intestin perméable ». Le cortisol modifie également la motilité intestinale, la production de mucus et, à long terme, la composition même de la communauté microbienne.¹
Deuxième axe : comment l’intestin influence l’axe du stress
Le lien fonctionne également dans l’autre sens, avec une intensité tout aussi forte. Le microbiote intestinal influence le cerveau et la réponse au stress par au moins trois voies bien caractérisées :
- Acides gras à chaîne courte. Lorsque les micro-organismes fermentent les fibres, ils produisent des AGCC, principalement du butyrate. Le butyrate renforce la barrière intestinale, atténue la signalisation pro-inflammatoire et influence même les microglies, les cellules immunitaires résidant dans le cerveau, contribuant ainsi à limiter la neuroinflammation.⁶ ⁷ C’est pourquoi les substrats fermentescibles, tels que l’amidon résistant, sont importants pour un chien calme, et pas seulement pour un chien ordinaire.
- Le nerf vague. Les métabolites microbiens transmettent des signaux au cerveau par le biais du nerf vague, qui constitue une voie physique directe entre l’intestin et le tronc cérébral. Une grande partie de l’effet anxiolytique observé dans les études sur les probiotiques est médiée par le nerf vague.⁸ ⁹
- Le tryptophane et les précurseurs des neurotransmetteurs. Les micro-organismes intestinaux influencent la disponibilité du tryptophane, matière première de la sérotonine, établissant ainsi un lien entre l’équilibre microbien et la chimie de l’humeur.⁶ ¹⁵
La boucle d’anticipation : pourquoi ce phénomène s’autoalimente
C’est là que réside ce qui fait de l’approche « l’intestin d’abord » en matière de gestion du stress bien plus qu’un simple slogan. Le stress provoque une dysbiose. La dysbiose affaiblit la barrière intestinale et réduit la production de butyrate. Cela entraîne une inflammation systémique, qui a des répercussions sur le cerveau et l’axe du stress, aggravant ainsi les troubles du comportement et perturbant davantage l’intestin. La revue publiée dans le *Journal of Veterinary Science* expose clairement cette boucle de rétroaction positive, en décrivant comment la dysbiose induite par le stress contribue à un cycle auto-entretenu d’inflammation et de détérioration comportementale via l’axe microbiote-intestin-cerveau.¹ En brisant cette boucle au niveau de l’intestin, vous agissez en amont sur plusieurs problèmes en aval à la fois.
La « couche de cortisol » : comment la charge de stress se répercute sur tous les axes
Le « Health Hub » de Bonza répertorie huit axes intestinaux. L’axe du stress est d’une nature différente : il ne s’agit pas d’un neuvième axe venant s’ajouter aux autres, mais d’un niveau de régulation qui les traverse tous. Le cortisol est la variable commune en amont qui apparaît partout :
- Au sein de l’axe intestin-peau, le cortisol influe sur la fonction de barrière et le niveau d’inflammation, ce qui explique pourquoi le stress et les poussées cutanées vont de pair.
- Dans l’axe intestin-cerveau, il s’agit du lien direct entre la réponse au stress et les fonctions cognitives, l’humeur et le sommeil.
- Au sein de l’axe intestin-système immunitaire, un taux de cortisol élevé et persistant a un effet immunosuppresseur, affaiblissant la surveillance immunitaire dont dépend un chien âgé.¹ ⁴
- Au sein de l’axe intestin-métabolique, il favorise la résistance à l’insuline et une altération du métabolisme du glucose.⁴
- Au niveau de l’axe intestin-articulation, l’effet catabolique sur les muscles affaiblit le soutien dont dépendent les articulations.
- Au sein de l’axe intestin-cœur, le stress chronique interagit avec le tonus cardiovasculaire et le remodelage cardiovasculaire.
- Au sein de l’axe intestin-foie, la charge de détoxification d’un système stressé et enflammé repose sur le foie.
- Au sein de l’axe intestin-longévité, la charge allostatique induite par le cortisol constitue l’un des facteurs accélérateurs les plus évidents du vieillissement biologique.¹ ⁴
Vu sous cet angle, l’axe du stress constitue le tissu conjonctif de l’ensemble du système. C’est pourquoi les problèmes d’un chien se manifestent si souvent de manière groupée, et pourquoi une approche en amont, axée en priorité sur l’intestin, peut avoir un impact sur l’ensemble des systèmes plutôt que sur chacun d’entre eux pris séparément.
Un seul intestin. Un chien entier. L’axe du stress illustre parfaitement pourquoi Bonza adopte une approche partant de l’intestin pour se propager vers l’extérieur : le cortisol agit sur tous les systèmes de l’organisme, et c’est au niveau de l’intestin que l’on peut agir sur lui.
La variable « propriétaire » : votre stress fait partie du stress de votre chien
Une conclusion mérite d’être mise en avant et portée à l’attention de chaque propriétaire. Les niveaux de stress à long terme chez les chiens et leurs propriétaires sont synchronisés. Une étude publiée en 2019 dans *Scientific Reports* a mesuré le cortisol capillaire, un marqueur du stress chronique plutôt que ponctuel, et a révélé que le taux de cortisol à long terme des chiens suivait celui de leurs propriétaires.¹⁷ Le projet plus vaste « Dog Aging Project » a également mis en évidence que l’environnement social d’un chien, la stabilité de son foyer et son cadre de vie quotidien influencent son état de santé à long terme.¹⁸ L’implication, à la fois dérangeante et utile, est qu’une partie du stress de votre chien est le reflet du vôtre, et qu’un foyer plus serein constitue une véritable mesure d’intervention, et non une simple mesure symbolique.
Pourquoi Bonza élabore ses formules en tenant compte de l’axe du stress, et pas seulement des symptômes
La logique de formulation de Bonza s’inscrit dans le cadre des principes biologiques évoqués ci-dessus : agir sur l’axe du stress par le biais de l’intestin et soutenir l’ensemble de la boucle plutôt que de se concentrer sur un seul signe en aval. Ce principe se décline à travers trois produits.
La marque « Superfood and Ancient Grains » propose le mélange PHYTOPLUS®, qui associe les quatre adaptogènes à des fibres fermentescibles, du DHA issu d’algues et un large éventail de composés bioactifs. Ainsi, l’alimentation quotidienne elle-même alimente la boucle intestin-stress, plutôt que de confier la gestion du stress à un complément alimentaire distinct. Le chanvre présent dans ce mélange est exempt de CBD.
Les produits « Biotics » et « Belly » agissent directement sur la barrière intestinale et la flore microbienne, répondant ainsi aux quatre critères de Bonza en matière de soutien prébiotique, probiotique, postbiotique et de la barrière intestinale, avec le Calsporin® et le TruPet™ comme composants phares. L’intégrité de la barrière constituant un frein mécanique au cycle stress-inflammation, il s’agit là d’un soutien face au stress par une voie différente.
Bliss est une formule apaisante spécialement conçue pour les périodes de stress aigu et prévisible, telles que les soirées de feux d’artifice et les séjours en pension, destinée à compléter votre routine quotidienne axée sur la santé intestinale plutôt qu’à s’y substituer.
Le principe fondamental est que Bonza ne considère pas l’« apaisement » comme un simple élément ajouté. L’entreprise élabore ses formules en tenant compte du système qui relie l’intestin du chien à son comportement, car c’est là, selon la science, que réside le levier d’action.
Quand les signes de stress nécessitent l’intervention d’un vétérinaire, et non un complément alimentaire
Cette section est incontournable, et ce n’est pas un hasard si elle précède toute recommandation posologique : plusieurs pathologies graves se manifestent en effet exactement comme le « stress » ou la « vieillesse », et la prise d’un complément alimentaire ne constitue en aucun cas la bonne réponse à ces problèmes.
Maladie hormonale. Tant l’hyperadrénocorticisme (maladie de Cushing), caractérisé par une surproduction de cortisol par l’organisme, que l’hypoadrénocorticisme (maladie d’Addison), caractérisé par une sous-production de cortisol, sont des diagnostics médicaux dont les symptômes se confondent avec ceux du stress quotidien : halètement, agitation, modifications de l’appétit et de la soif, altérations du pelage et léthargie. Ces affections nécessitent des examens et un traitement vétérinaires. Il n’existe aucun substitut alimentaire bioactif permettant d’y remédier.
La douleur qui se manifeste par un comportement. L’arthrose et d’autres causes de douleur chronique se manifestent souvent dans un premier temps par de l’irritabilité, un repli sur soi, des réveils nocturnes ou une tolérance réduite, et sont facilement confondues avec un trait de caractère ou le vieillissement.¹
Maladies thyroïdiennes et troubles cognitifs. Les troubles thyroïdiens et le syndrome de dysfonctionnement cognitif canin modifient tous deux le comportement et le sommeil, et nécessitent tous deux un diagnostic précis plutôt que des suppositions.¹
Tout changement soudain. Un chien qui était auparavant calme et qui devient, de manière relativement soudaine, anxieux, agressif, renfermé ou agité doit être examiné par un vétérinaire avant d’ajouter quoi que ce soit dans sa gamelle. Un changement de comportement soudain est un signe clinique, et non un changement de personnalité.
Précautions d’emploi concernant les adaptogènes et les compléments alimentaires. Les adaptogènes ne sont pas sans risque. Par mesure de précaution générale, il est préférable de les éviter ou de ne les utiliser que sous la supervision d’un vétérinaire chez les chiennes gestantes ou allaitantes, chez les chiens sous traitement immunosuppresseur ou sédatif, chez les chiens souffrant de maladies auto-immunes ou thyroïdiennes, ainsi qu’à l’approche d’une intervention chirurgicale, lorsque les effets sur la coagulation ou la sédation pourraient avoir une incidence. Indiquez toujours précisément à votre vétérinaire les produits que votre chien prend.
Aucune information contenue dans cet article ne vise à traiter, guérir ou prévenir une quelconque maladie. Il décrit un accompagnement alimentaire susceptible d’aider un chien en bonne santé à mieux faire face à son état, à condition qu’un vétérinaire ait confirmé qu’il ne s’agit pas d’un problème plus grave.
Comment réduire le niveau de stress quotidien de votre chien
Le soutien le plus efficace contre le stress est d’ordre environnemental, et il est gratuit. L’alimentation donne de meilleurs résultats lorsqu’elle vient compléter une routine qui réduit déjà la charge de base. Voici une démarche concrète.
- Faites en sorte que la journée soit prévisible.
Des horaires réguliers pour les repas, les promenades et le repos sont bien plus bénéfiques pour un chien stressé que presque n’importe quel produit pris isolément. La prévisibilité est synonyme de régulation.
- Offrez un véritable havre de paix.
Un espace calme et protégé que le chien peut choisir lui-même, à l’écart de la circulation piétonne et du bruit, permet à un système nerveux hyperactif de se calmer. Cela est d’autant plus important pour les chiens âgés, dont les stimuli sensoriels sont réduits.
- Adaptez l’activité au chien.
Une activité physique adaptée et peu stressante soutient l’axe et préserve la masse musculaire ; dans le cadre du « Dog Aging Project », une activité physique plus intense a été associée à un risque moindre de troubles cognitifs chez plus de 11 000 chiens de compagnie.¹⁹ En revanche, en demander trop à un chien anxieux ou âgé produit l’effet inverse.
- Commencez par nourrir votre intestin.
Une alimentation équilibrée, riche en fibres et respectueuse de la flore intestinale alimente chaque jour la composante microbienne de la boucle de stress ; c’est là la seule intervention qui agit discrètement en arrière-plan.
- Gérer le bruit et les changements au sein du foyer.
Le masquage sonore lors de déclencheurs prévisibles et la mise en place progressive des changements importants au sein du foyer permettent de réduire les pics qui maintiennent le taux de cortisol à un niveau élevé.
- Gérez votre propre stress.
Compte tenu des données démontrant la synchronisation entre les cheveux et le cortisol, un maître plus calme et plus constant contribue directement à ce que le chien soit plus calme.¹⁷
- Suivez les modifications qui ont effectivement été apportées.
Lorsque vous modifiez la routine ou l’alimentation de votre enfant, observez son sommeil, ses selles, son état cutané, son appétit et son comportement, afin de pouvoir distinguer les signes significatifs des éléments sans importance. Il est difficile d’agir sur la base d’impressions vagues. Ce n’est pas le cas avec des observations précises.
Comment évaluer le niveau de stress de votre chien : l’auto-évaluation « Bonza Stress Load »
Le moyen le plus rapide de savoir si le stress est un facteur d’impact réel pour votre chien est de l’évaluer. L’auto-évaluation « Bonza Stress Load » ci-dessous décompose la situation en cinq facteurs qui influencent l’axe HPA, et les convertit en une seule fourchette de charge ainsi qu’en une indication du système corporel le plus susceptible d’en ressentir les effets en premier. Il s’agit d’un outil d’auto-évaluation, et non d’un diagnostic, qui ne remplace en aucun cas l’avis d’un vétérinaire.
Mode d’emploi. Répondez aux cinq questions, notez le chiffre correspondant à chaque réponse, puis additionnez-les. Comparez ensuite votre total aux fourchettes de charge indiquées ci-dessous.
1. Routine et prévisibilité. Dans quelle mesure les horaires quotidiens de repas, de promenade et de repos de votre chien sont-ils réguliers ?
- Très régulier, même rythme la plupart du temps = 0
- Généralement cohérent, avec des exceptions régulières = 2
- Irrégulier, change souvent = 4
2. Environnement et repos. Votre chien dispose-t-il d’un véritable coin tranquille où il peut se réfugier, à l’écart du bruit et de la fréquentation ?
- Oui, et il l’utilise librement = 0
- En quelque sorte, mais il est souvent perturbé = 2
- Pas de véritable espace sûr = 4
3. Changements et bouleversements au sein du foyer. Au cours des deux ou trois derniers mois, avez-vous connu des bouleversements (déménagements, arrivée de nouvelles personnes ou d’animaux de compagnie, travaux, changements d’horaires, perte d’un proche) ?
- Presque rien ou rien du tout = 0
- Certains, qui s’installent désormais = 2
- Importants ou en cours = 4
4. Votre propre stress. Honnêtement, comment évalueriez-vous votre niveau de stress ces derniers temps ? (C’est important, car le stress à long terme se synchronise entre les chiens et leurs maîtres.)
- Faible et stable = 0
- De haut en bas = 2
- Élevé ou soutenu = 4
5. Signes observables. Parmi les symptômes suivants, combien votre chien en a-t-il présentés récemment : sommeil agité ou perturbé, tendance à faire les cent pas ou à haleter au repos, selles molles ou irrégulières, poussées cutanées ou toilettage excessif, réactivité accrue ou repli sur soi, changements d’appétit ?
- Aucun ou un = 0
- Deux ou trois = 3
- Quatre ou plus = 6
Votre fourchette de charge de contrainte
- De 0 à 5, faible charge. Le stress n’est probablement pas un facteur déterminant pour le moment. Maintenez une routine régulière et veillez à bien nourrir votre intestin ; réévaluez la situation si les choses changent.
- De 6 à 12, charge modérée. Le niveau de stress est suffisamment élevé pour justifier que vous preniez des mesures. Suivez les étapes décrites ci-dessus pour gérer votre charge de stress quotidienne, privilégiez une approche axée sur le bien-être intestinal et réévaluez votre situation dans quatre à six semaines.
- 13 ou plus, charge élevée. Le stress contribue très probablement au comportement que vous observez. Commencez par vous pencher en priorité sur son environnement et ses habitudes, puis prenez rendez-vous chez le vétérinaire afin d’écarter toute douleur, toute affection hormonale ou thyroïdienne ainsi que tout trouble cognitif avant de conclure que la cause est d’ordre comportemental.
Quel axe est-il le plus susceptible d’atteindre ? Revenez sur votre réponse à la question 5. Des selles molles ou irrégulières indiquent en premier lieu l’axe intestin-cerveau et la voie de la barrière intestinale. Les poussées cutanées ou le toilettage excessif indiquent l’axe intestin-peau. Les troubles du sommeil, la réactivité ou le repli sur soi indiquent l’axe intestin-cerveau et, chez les chiens âgés, justifient d’exclure un dysfonctionnement cognitif. Le cortisol étant la variable commune en amont, un score élevé dans un domaine se limite rarement à un seul système ; c’est précisément la raison pour laquelle il convient de traiter l’axe du stress comme une couche qui traverse les autres, plutôt que comme un problème isolé.
Vous préférez une version guidée ? Pour bénéficier d’une version interactive qui évalue ce paramètre à votre place, affiche votre plage de charge et vous indique le système corporel le plus susceptible d’être affecté, utilisez l’outil « Canine Stress Load Assessment ».
Cette auto-évaluation est un outil pédagogique et ne permet pas de poser un diagnostic. Un score élevé ou en hausse, ou tout changement soudain chez votre chien, justifie une consultation chez votre vétérinaire.
Quelle quantité faut-il donner et combien de temps faut-il attendre avant de constater un changement ?
Donnez à votre chien la quantité correspondant à son poids, conformément aux recommandations figurant sur l’emballage de chaque produit, et laissez le temps à ce traitement de faire effet. La raison la plus courante pour laquelle les propriétaires concluent qu’une approche visant à soulager le stress « n’a pas fonctionné » est qu’ils ont tiré des conclusions trop hâtives.
Les adaptogènes et les psychobiotiques ne sont pas des sédatifs à action rapide. Dans la littérature consacrée à l’homme et au chien, les changements significatifs se mesurent généralement en semaines, et non en heures, la plupart des recommandations suggérant de respecter une période constante de quatre à six semaines avant d’évaluer les résultats comportementaux.¹¹ ¹³ L’approche « l’intestin d’abord », en particulier, est cumulative : vous modifiez un environnement microbien et une barrière protectrice, ce qui prend du temps.
Bliss se distingue par son mode d’administration : il est conçu pour les périodes de stress aigu et prévisible, et il est préférable de l’administrer avant un facteur déclencheur connu plutôt qu’en réaction à celui-ci ; il vient s’ajouter à votre régime quotidien axé sur la santé intestinale plutôt que de le remplacer. Comme toujours, introduisez tout nouveau complément alimentaire progressivement, tenez votre vétérinaire informé de tout ce que votre chien prend, et testez le protocole de manière rigoureuse avant de vous forger une opinion.
Questions fréquemment posées
Oui. Le cortisol influe sur la motilité intestinale, la production de mucus et la fonction de barrière intestinale, et les altérations de cette barrière induites par le stress sont bien documentées.⁵ La colite de stress est un tableau clinique reconnu. Si les selles molles persistent, sont sanglantes ou s’accompagnent d’autres symptômes, consultez un vétérinaire plutôt que de supposer qu’il s’agit « simplement d’une question de nerfs ».
Souvent, il est impossible de les distinguer de l’extérieur, et c’est précisément pour cette raison que cela revêt une grande importance. La douleur se manifeste fréquemment par un changement de comportement, et ces deux phénomènes sont facilement confondus.¹ Un examen vétérinaire constitue le moyen le plus fiable de les distinguer, et il doit précéder toute administration de complément apaisant.
Les données indiquent que oui. Il a été démontré que les niveaux de stress à long terme chez les chiens et leurs propriétaires se synchronisent, comme le montrent les mesures du cortisol capillaire.¹⁷ Un environnement familial plus serein et plus prévisible constitue une véritable intervention.
Pensez en termes de semaines, et non d’heures. La plupart des recommandations préconisent quatre à six semaines d’utilisation régulière avant d’évaluer tout changement comportemental, car les adaptogènes utilisés contre l’anxiété sont des substances bioactives régulatrices, et non des sédatifs.¹¹ ¹³
Cela peut favoriser une réaction plus calme, mais le moment choisi et les attentes ont leur importance. Il est préférable d’administrer un produit apaisant ciblé avant l’apparition d’un facteur déclencheur connu, en complément d’une approche axée sur le bien-être intestinal pour traiter l’anxiété canine. En cas de phobie grave du bruit, consultez votre vétérinaire, car certains chiens ont besoin d’un plan à la fois comportemental et médical.
Ce mécanisme est plausible et fait l’objet d’un nombre croissant de publications. Un taux chronique de cortisol entraîne une perte musculaire, une immunosuppression et une inflammation, autant de phénomènes liés à un vieillissement biologique accéléré chez les chiens.¹ ⁴ La gestion du niveau de stress est à juste titre considérée comme un élément essentiel de la durée de vie en bonne santé, et non pas seulement comme une question de confort.
Non. Il est préférable de ne pas les administrer, ou de ne les utiliser que sous la supervision d’un vétérinaire, chez les chiennes gestantes ou allaitantes, les chiens sous traitement immunosuppresseur ou sédatif, les chiens atteints d’une maladie auto-immune ou thyroïdienne, ainsi qu’avant une intervention chirurgicale. Informez toujours votre vétérinaire des médicaments que prend votre chien.
Ce mécanisme est désormais bien établi et étayé par des données émergentes issues d’études sur les chiens, même si plusieurs des études d’intervention les plus solides restent de petite envergure, préliminaires ou issues de travaux menés sur l’homme et les rongeurs.¹ ⁸ L’orientation des recherches est claire ; les spécificités canines sont encore en cours d’élucidation.
Cela peut contribuer à stabiliser le comportement à long terme en agissant sur la composante microbienne de la boucle de stress, mais il ne s’agit pas d’une solution miracle et cela ne remplace pas un accompagnement comportemental ni des soins vétérinaires pour un chien véritablement anxieux. Cette approche est particulièrement efficace en tant que base, et non comme solution de secours.
C’est possible, car le vieillissement affaiblit le mécanisme de régulation du stress.¹ ³ Cependant, les réveils nocturnes constituent également un signe caractéristique de la dysfonction cognitive canine, et chez les chiens âgés, les schémas d’activité sont étroitement liés à la mémoire de travail et à la vitesse de marche,²⁰ ; ce signe spécifique justifie donc une consultation chez le vétérinaire plutôt que de recourir d’emblée à un complément alimentaire.
Conclusion
Le changement le plus utile que ce guide vous invite à adopter consiste à cesser d’interpréter les signes de votre chien comme une liste de problèmes distincts et à commencer à les considérer comme un tout cohérent. Les démangeaisons, les selles molles, les nuits agitées et l’irritabilité accrue sont souvent les conséquences d’un axe de stress hyperactif, et le cortisol est le fil conducteur qui relie tous ces symptômes. À mesure que les chiens vieillissent, cet axe devient plus facile à déclencher et plus lent à se désactiver, c’est pourquoi la gestion du stress cesse d’être un luxe pour devenir une mesure de prévention.
Le levier d’action, c’est l’intestin. Étant donné que le microbiome et l’axe du stress fonctionnent comme une boucle bidirectionnelle unique, et que le cortisol agit sur tous les systèmes organiques évoqués par Bonza, une approche axée sur l’intestin a une portée bien plus large que n’importe quelle solution ciblant un seul symptôme. Les données scientifiques reconnaissent honnêtement leurs limites : la plupart des données sur les effets des ingrédients individuels sur le cortisol proviennent encore d’essais sur l’homme ou sur des rongeurs ; les essais sur les chiens en sont encore à leurs débuts et ne constituent pas encore des résultats établis ; enfin, certains signes relèvent du domaine médical et doivent être pris en charge par un vétérinaire. Mais l’orientation de la recherche est claire, et elle va dans le même sens que les travaux de Bonza.
Un seul intestin. Un chien entier. En soutenant le système qui les relie, vous agissez en amont des problèmes qui apparaissent les uns après les autres.
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Informations éditoriales
| Champ d’application | Détail |
|---|---|
| Publié | 25 juillet 2026 |
| Dernière mise à jour | 25 juillet 2026 |
| Examiné par | Conseil consultatif vétérinaire de Bonza |
| Prochaine révision | 25 juillet 2027 |
| Auteur | Glendon Lloyd |
| Clause de non-responsabilité | Cet article est publié à titre d’information uniquement et ne constitue pas un avis vétérinaire. Consultez toujours un vétérinaire qualifié avant de modifier l’alimentation de votre chien ou son régime de compléments alimentaires. |