Calculateur d’espérance de vie des chiens

Quelle est la durée de vie des chiens ?

Sur un échantillon de 584 734 chiens au Royaume-Uni, les médianes d’espèce varient de 7,7 ans à 15,4 ans¹— un écart de plus de sept ans, qui se détermine presque entièrement avant même que le chiot n’arrive dans son nouveau foyer. La durée de vie des chiens croisés s’établit à 12,0 ans. La taille et la forme de la tête expliquent en grande partie cette différence : les petites races à museau long vivent en moyenne 13,5 ans, tandis que les races moyennes et grandes à museau plat vivent en moyenne 9,8 ans.

Mais la moyenne par race n’est pas la bonne question à se poser pour un propriétaire qui possède déjà un chien, et ce pour deux raisons. D’une part, elle ne tient pas compte des années que votre chien a déjà vécues, ce qui augmente considérablement l’espérance de vie totale. D’autre part, elle ne vous apporte aucune information utile pour agir.

Ce calculateur fait les deux. Il vous demande l’âge de votre chien ainsi que sa race, ce qui lui permet de vous indiquer son espérance de vie restante plutôt qu’un chiffre moyen de la population dont on aurait soustrait son âge. De plus, il fait la distinction entre ce qui a été décidé avant que vous n’accueilliez votre chien chez vous et ce qui dépend encore de vous — un sujet que nous abordons dans notre guide sur la durée de vie en bonne santé des chiens.

Ces courbes ne sont pas des illustrations. Il s’agit des courbes de survie réelles issues des registres vétérinaires britanniques, l’effet de l’état corporel ayant été mesuré sur un échantillon supplémentaire de 50 787 chiens.⁴

Il s’agit de moyennes observées au sein de la population, et non d’une prévision concernant votre chien. À titre informatif uniquement — ne constitue pas un avis vétérinaire.

Trois teckels assis dans une brouette en bois près d'un mur de briques, illustrant l'espérance de vie des chiens par race
D’après les données britanniques, les teckels comptent parmi les races les plus longévives, avec une espérance de vie de 14 ans — et parmi celles les plus touchées par le surpoids : lorsqu’ils sont en surpoids à l’âge mûr, ils perdent plus de deux ans sur leur espérance de vie médiane.

Bonza Health Tools: Dog Life Expectancy Calculator

Built on UK veterinary records for 584,734 dogs. Your dog’s typical remaining life expectancy — and how much of it is still in your hands.

Which breed?

How old is your dog?

Sex

Body condition

Be honest — most owners underestimate this. If you are not sure, say so and we will point you to the scoring tool.


Fonctionnement de ce calculateur

Espérance de vie restante, et non la moyenne de la race moins l’âge

L’erreur la plus courante dans les outils en ligne permettant d’estimer l’espérance de vie est la soustraction. Ces outils prennent la moyenne de la durée de vie de la race, qui est de treize ans, soustraient l’âge de votre chien, soit onze ans, et vous indiquent qu’il lui reste deux ans à vivre.

Ce n’est pas ainsi que fonctionnent les tables de mortalité.

Le chiffre de l’espérance de vie publié est calculé sur l’ensemble de la population, y compris tous les chiens décédés prématurément — suite à une maladie congénitale, un accident ou des affections survenant au cours des premières années. Votre chien de onze ans a déjà surmonté toutes ces épreuves. Le fait de ne prendre en compte que les chiens ayant survécu jusqu’à un âge donné augmente l’espérance de vie totale, et celle-ci continue d’augmenter à mesure que le chien vit plus longtemps.³

L’effet est considérable. Une femelle labrador affiche une espérance de vie totale de 12,7 ans à la naissance, de 13,7 ans à l’âge de six ans et de 16,1 ans à l’âge de treize ans. Rien n’a changé chez ce chien. Ce qui a changé, c’est la population à laquelle elle est désormais comparée : des chiens qui ont eux aussi atteint l’âge de treize ans.

Si l’on appliquait à cette même chienne, âgée de treize ans, un calcul basé sur la soustraction, on vous dirait qu’elle a déjà dépassé son espérance de vie. Ce n’est pas le cas. Il s’agit là d’un résultat erroné dû à un mauvais calcul.

D’où viennent ces courbes ?

Les courbes de survie correspondent aux estimations de Kaplan-Meier publiées par McMillan et ses collaborateurs¹, portant sur 584 734 chiens britanniques, dont 284 734 sont décédés, et issues de 18 sources différentes, notamment des registres de races, des cabinets vétérinaires, des assureurs et des associations de protection des animaux.

Plutôt que d’ajuster une courbe mathématique lisse, l’outil utilise les probabilités de survie empiriques pour chaque année décimale — en fonction de la taille corporelle, et séparément pour les chiens croisés — puis met cette courbe à l’échelle temporelle de manière à ce que sa médiane corresponde à la médiane publiée pour la race et le sexe spécifiques. Cela permet de conserver la forme réelle de la mortalité canine, y compris le pic observé en début de vie que les courbes modélisées ont tendance à lisser.

Cet outil couvre 126 races ainsi que des croisements, en se limitant à celles pour lesquelles au moins 50 décès ont été enregistrés. Chaque race indique la taille de son échantillon et son intervalle de confiance à 95 %, et la bande de confiance est tracée sur le graphique. Une race comptant 16 155 décès enregistrés se voit attribuer une bande étroite ; celle qui n’en compte que quelques centaines se voit attribuer une bande visiblement large. C’est la manière la plus honnête de montrer dans quelle mesure on peut se fier à une courbe.

D’où vient cette deuxième courbe ?

La courbe de surpoids reprend les rapports de risque mesurés par Salt et ses collègues⁴ auprès de 50 787 chiens stérilisés appartenant à douze races. Le risque supplémentaire est pris en compte à partir de 7,5 ans, ce qui correspond au moment où cette étude a évalué l’état corporel : un chien d’âge mûr en surpoids ne présentait aucun risque supplémentaire mesurable lorsqu’il était chiot, et le modèle ne doit pas prétendre le contraire.

Pour ces douze races, l’outil est calibré de manière à reproduire la différence médiane publiée, et indique que le résultat est « mesuré ». Pour toutes les autres races, il applique le rapport de risque moyen correspondant à la tranche de taille concernée et indique que le résultat est « estimé ». Cette distinction est clairement mise en évidence dans l’interface, et non dissimulée.


Pourquoi deux études britanniques divergent au sujet du bouledogue français

Si vous effectuez une recherche sur l’espérance de vie du bouledogue français, vous trouverez deux chiffres très différents, issus tous deux d’études britanniques reconnues, souvent sur la même page.

Les tables de mortalité VetCompass 2022 indiquent une espérance de vie à l’âge de 0 ans de 4,53 ans³— la plus courte parmi les dix-huit races, et si faible qu’elle semble être une erreur.

L’analyse de 2024 fait état d’une médiane de 9,8 ans

Les deux sont corrects. Ils mesurent des choses différentes.

L’espérance de vie à l’âge de 0 est une donnée issue des tables de mortalité. Elle permet de se demander : pour un chien né aujourd’hui au sein de cette population, quelle serait sa durée de vie moyenne, compte tenu des taux de mortalité à chaque âge ? Dans une race dont la population au Royaume-Uni s’est considérablement développée en peu de temps, la population est majoritairement jeune. Les décès se concentrent chez les jeunes, les taux de mortalité au cours des premières années semblent très élevés, et les chiffres de la table de mortalité s’effondrent.

La survie médiane pose une question plus précise : parmi les chiens décédés, quel était l’âge médian au moment du décès ? Cela permet d’éliminer la distorsion liée à une population jeune et en forte croissance et donne un résultat plus proche de ce que vit un propriétaire.

Aucune de ces deux affirmations n’est erronée. Le chiffre de 4,53 ans constitue un indicateur réel et alarmant de la mortalité au sein d’une population jeune et fortement brachycéphale. Le chiffre de 9,8 ans répond mieux à la question « combien de temps mon bouledogue français est-il susceptible de vivre ? ». C’est pour cette raison que ce calculateur utilise la survie médiane et se réfère aux travaux sur les tables de mortalité lorsque la question relative à ces dernières est pertinente.

Le carlin présente la même répartition : 7,7 ans selon la table de mortalité de 2022³, 11,6 ans selon la médiane de 2024.¹

Ce qui vaut pour les deux : les chiens à museau plat ont une espérance de vie plus courte que les chiens à long museau de taille comparable. Les mécanismes à l’origine de ce phénomène sont abordés dans nos travaux spécifiques à chaque race sur la santé intestinale du bouledogue français et celle du carlin, où l’effort respiratoire chronique et la charge immunitaire se renforcent mutuellement.

Taille et forme de la têteDurée de vie médiane moyenne toutes races confondues
Petit, au museau allongé13,5 ans
Petit, nez moyen13,5 ans
De taille moyenne, au nez moyen12,9 ans
Petit, au visage plat12,0 ans
Grand, à nez moyen11,6 ans
De grande taille, au long museau10,6 ans
De taille moyenne et grande, au museau plat9,8 ans

Aux deux extrémités : le Lancashire Heeler, avec 15,4 ans, et l’épagneul tibétain, avec 15,2 ans, arrivent en tête du classement ; le Presa Canario, avec 7,7 ans, et le Cane Corso, avec 8,1 ans, occupent les dernières places.¹

La race a une influence qui va bien au-delà de la durée de vie. Elle détermine la communauté microbienne dont est porteur un chien, ce qui fait l’objet de notre guide consacré à la manière dont l’origine de la race influence le microbiome de votre chien.


Quel est le coût réel d’un tel état physique ?

Il s’agit du principal facteur modifiable influant sur la longévité canine, et les chiffres sont plus précis que ne le pensent la plupart des propriétaires.

Salt et ses collègues ont examiné 50 787 chiens stérilisés appartenant à douze races différentes, en comparant les chiens présentant un état corporel normal jusqu’à l’âge mûr à ceux qui avaient été classés comme en surpoids à chaque visite entre 5,5 et 9,5 ans. L’espérance de vie médiane était plus courte dans le groupe en surpoids, et ce pour chacune des races.⁴

Racerapport de risquePerte médiane d’espérance de vie (hommes / femmes)
Terrier du Yorkshire2.862 ans et 6 mois / 2 ans
Teckel2.772 ans et 4 mois / 2 ans et 4 mois
Chihuahua2.422 ans et 1 mois / 2 ans et 1 mois
Beagle2.402 ans / 2 ans
Poméranien2.251 an et 10 mois / 1 an et 11 mois
Épagneul Cocker Américain2.211 an et 6 mois / 1 an et 6 mois
Shih Tzu2.198 mois / 7 mois
Labrador Retriever1.837 mois / 7 mois
Boxeur1.627 mois / 7 mois
Golden Retriever1.5610 mois / 10 mois
Berger allemand1.355 mois / 7 mois

Ce qui va à l’encontre de l’intuition

C’est chez les petites races, et non chez les grandes, que cette pénalité est la plus importante.

Cela va à l’encontre de l’intuition de la plupart des propriétaires et de la façon dont on aborde généralement la question du poids. Quelques livres de trop chez un labrador semblent considérables et sont considérées comme un problème. Le même excès proportionnel chez un Yorkshire Terrier est à peine visible sous son pelage, est qualifié de « un peu potelé » et comporte un risque plus de deux fois supérieur.

Si vous possédez un petit chien, voici la phrase la plus utile de cette page.

Deux races figurant sur cette liste méritent qu’on s’y attarde plus particulièrement. Le teckel présente le deuxième rapport de risque le plus élevé et une structure vertébrale qui rend le surpoids particulièrement néfaste sur le plan structurel, et pas seulement sur le plan métabolique. Le labrador, quant à lui, présente une particularité bien documentée liée à son appétit qui rend véritablement plus difficile le maintien d’une condition physique idéale.

Vous ne savez pas exactement où se situe votre chien sur l’échelle de condition physique ? L’évaluation de la condition physique de votre chien ne prend qu’une minute environ, et notre guide sur l’évaluation de la condition physique à domicile vous explique comment procéder au toucher. Si le résultat indique « un peu en surpoids », le calculateur de ration alimentaire pour chien déterminera la quantité quotidienne nécessaire pour que votre chien atteigne son poids idéal, plutôt que son poids actuel.

Le mécanisme reliant le surpoids à la santé générale est abordé dans la rubrique consacrée à l’axe intestin-métabolique, tandis que les aspects pratiques sont traités dans notre guide de gestion du poids.

Il y a une chose que cette étude ne peut pas vous dire

L’étude de Salt a comparé des chiens dont le poids était resté stable à un niveau normal à des chiens dont le poids était resté stable à un niveau élevé. Les chiens dont l’état avait évolué ne faisaient partie d’aucun de ces deux groupes. Cette étude démontre donc qu’un surpoids persistant jusqu’à l’âge mûr est associé à une durée de vie plus courte ; elle ne permet toutefois pas, à elle seule, de déterminer dans quelle mesure un chien qui maigrit à l’âge de sept ans rattrape le temps perdu.

À cet égard, les données sont moins nombreuses, mais vont dans le même sens. Penell et ses collaborateurs, après avoir suivi des labradors jusqu’à la fin de leur vie, ont constaté que le poids corporel à l’âge de dix ans et l’évolution de la composition corporelle entre huit et dix ans étaient tous deux liés à la survie.⁸ « Tard » ne signifie pas « trop tard ».


L’essai randomisé

La quasi-totalité des travaux consacrés à l’alimentation et à la longévité canine repose sur des études observationnelles. Il existe une exception, qui est régulièrement citée de manière erronée.

Kealy et ses collègues ont sélectionné 48 labradors issus de sept portées, les ont regroupés par paires au sein de chaque portée en fonction de leur sexe et de leur poids, puis ont attribué au hasard à l’un des chiens de chaque paire une ration inférieure de 25 % à celle de son compagnon de portée.⁵ L’alimentation a débuté à l’âge de huit semaines et s’est poursuivie jusqu’au décès. Les deux groupes ont reçu la même alimentation complète et équilibrée ; seule la quantité différait. Le dernier chien est décédé à l’âge de 14,5 ans.⁶

Durée de vie : médiane de 13,0 ans pour le groupe nourri avec une alimentation pauvre en graisses, contre 11,2 ans pour le groupe témoin.⁵ Soit 1,8 an de plus, soit environ 15 %.

La durée de vie en bonne santé : quel est l’aspect le plus important ?

  • Première prise en charge de toute affection chronique : 12,0 ans chez les patients ayant suivi un régime pauvre en graisses contre 9,9 ans chez ceux ayant suivi un régime témoin.⁵
  • Les chiens qui ont développé des maladies chroniques étaient, en moyenne, âgés de 2,1 ans de plus au moment où celles-ci sont apparues.⁵
  • Le traitement de l’arthrose a été reporté d’environ trois ans dans le groupe ayant reçu une alimentation pauvre en graisses.⁵ ⁷
  • À l’âge de deux ans, la dysplasie de la hanche était deux fois moins fréquente dans le groupe ayant suivi un régime pauvre en graisses, et sa gravité était moindre.⁵

Ces découvertes concernant les articulations ne sont pas fortuites. Le surpoids et les pathologies articulaires se renforcent mutuellement par le biais de voies inflammatoires mises en évidence dans l’axe intestin-articulaire et, plus largement, dans le cadre de l’arthrite d’origine intestinale.

Ce que l’étude ne montre pas

Il ne s’agit pas d’une étude sur les régimes amaigrissants. L’intervention a débuté à l’âge de huit semaines et s’est poursuivie tout au long de la vie. Il s’agit là d’une preuve du maintien d’un poids normal dès le plus jeune âge, et non d’une preuve indiquant qu’un chien de sept ans en surpoids regagne 1,8 année en perdant du poids.

Le groupe témoin n’était pas constitué d’un chien de compagnie ordinaire. Les sujets du groupe témoin étaient nourris à volonté et, selon la description des chercheurs, présentaient tous un excès de poids. L’écart de 1,8 an correspond à la différence entre les sujets en surpoids nourris à volonté et les sujets minces.

Il s’agit de 48 chiens d’une même race au sein d’une colonie de recherche. Cette tendance est solide et cohérente avec celle observée chez d’autres espèces. Le chiffre exact n’est toutefois pas transposable à un chihuahua. C’est pourquoi le calculateur l’affiche sous forme de ligne de référence étiquetée plutôt que de prévision, et la masque entièrement pour les chiens âgés de sept ans et plus : montrer à un propriétaire une ligne qu’il ne peut plus atteindre ne constitue pas une information utile.

Que faut-il en retenir ?

Il ne s’agit pas d’un pourcentage. N’allez pas réduire d’un quart la ration de votre chien une fois rentré chez vous : ce chiffre correspond à un essai contrôlé mené avec une alimentation complète et équilibrée, sous surveillance vétérinaire tout au long de la vie de l’animal. Appliqué de manière imprudente à la maison, cela risque d’entraîner une malnutrition ; chez un chien âgé, une perte de poids inattendue nécessite une consultation chez le vétérinaire, et non pas une gamelle plus petite.

Adoptez ce principe : l’objectif est d’atteindre un état corporel mince et de le maintenir au fil des années. Évaluez cet état à l’aide de l’outil d’évaluation de l’état corporel, déterminez la ration quotidienne à l’aide du calculateur d’alimentation et effectuez un contrôle tous les quelques mois.


Les étapes de la vie suivent le rythme propre à chaque race, et non le temps civil

« Senior à sept ans » est l’une des règles empiriques les plus trompeuses en matière d’élevage canin.

À six ans, un grand danois a déjà vécu la majeure partie de sa durée de vie prévue. À dix ans, ce n’est pas le cas d’un Jack Russell. Traiter ces deux races de la même manière signifie que le dépistage des problèmes liés à l’âge commence trop tard chez les grandes races et suscite des inquiétudes inutiles chez les petites.

Ce calculateur vous permet de comparer l’espérance de vie de votre chien à celle attendue pour sa race :

  • Chiot — moins d’un an
  • Jeune adulte — jusqu’à un quart de l’espérance de vie
  • Adulte d’âge mûr — entre un quart et trois quarts
  • Terminale — le dernier trimestre
  • Gériatrique — ayant dépassé l’âge médian de la race

Concrètement, cela implique de savoir à quel moment adapter vos habitudes. Les chiens âgés ont intérêt à bénéficier de bilans vétérinaires deux fois par an plutôt qu’une fois par an, d’un suivi plus rigoureux de leur poids et de leur masse musculaire, ainsi que d’une prise en charge plus précoce des problèmes de mobilité et des maladies dentaires. Pour une race géante, ce moment survient vers l’âge de sept ans, et non de onze ans.

Les changements à apporter à l’alimentation à ce stade sont détaillés dans la rub rique consacrée à la nutrition des chiens âgés. La priorité est désormais de préserver la masse musculaire maigre plutôt que de simplement éviter les graisses — vous trouverez les raisons de ce choix dans notre guide sur la leucine et le vieillissement en bonne santé.

Les deux facteurs modifiables les plus négligés

Maladies dentaires. Les maladies parodontales comptent parmi les affections les plus fréquemment diagnostiquées chez les chiens au Royaume-Uni, et leur impact ne se limite pas à la cavité buccale. L’axe intestinal-buccal explique comment les bactéries buccales atteignent l’intestin et la circulation sanguine, tandis que le microbiome buccal du chien décrit à quoi ressemble réellement une bouche en bonne santé.

Dépistage précoce. La plupart des facteurs qui raccourcissent la vie d’un chien peuvent être traités à un stade précoce, mais leur prise en charge devient coûteuse par la suite. Trois de nos outils sont conçus pour détecter les changements avant qu’ils ne se traduisent par un diagnostic : le « Tableau des selles de votre chien » pour un suivi quotidien de la digestion, le « Vérificateur de symptômes canins » pour organiser les informations à transmettre à votre vétérinaire, et l’« Évaluation de la charge de stress canine » pour mesurer le fardeau du stress chronique qui favorise discrètement l’inflammation.

Le cadre plus large qui relie ces éléments — à savoir comment le fonctionnement intestinal influence l’ensemble des systèmes organiques, et pourquoi cela revêt une importance particulière chez les chiens âgés — est présenté dans la section consacrée à l’axe intestin-longévité ainsi que dans le guide complet sur les axes intestin-organes.


Les limites de cet outil, présentées sans détours

  • Chaque chiffre correspond à une moyenne sur l’ensemble de la population. Les chiens présentent d’énormes variations individuelles.
  • Les races pour lesquelles moins de 50 décès ont été recensés sont exclues plutôt que d’être présentées avec un chiffre non représentatif.
  • La fourchette de confiance représentée sur le graphique est réelle. Une fourchette large indique que la médiane est incertaine.
  • L’effet lié à la condition physique est mesuré pour douze races et estimé pour les autres ; l’outil vous indique lesquelles.
  • La courbe de référence de Kealy correspond aux données issues d’essais menés sur 48 labradors ; elle est affichée à titre de référence, mais masquée pour les chiens âgés de sept ans et plus.
  • Les chiens présentant un insuffisance pondérale ne font l’objet d’aucune comparaison par courbe. Un état corporel insuffisant est le plus souvent le signe d’une maladie plutôt que la cause d’une espérance de vie réduite, et le considérer comme un facteur lié au mode de vie serait trompeur.
  • La cohorte étudiée par Salt était composée de chiens stérilisés en Amérique du Nord, âgés de 5,5 à 9,5 ans.⁴ Il convient de faire preuve de prudence lors de toute extrapolation au-delà de cette fourchette.
  • À titre informatif uniquement. Ne constitue pas un diagnostic et ne remplace pas votre vétérinaire.

Foire aux questions

Quelle est la précision d’un calculateur d’espérance de vie pour les chiens ?

Précises pour décrire des populations, peu fiables pour établir des prévisions concernant un animal en particulier. Les courbes de race proviennent de 584 734 chiens britanniques¹ et l’effet lié à l’état corporel de 50 787 chiens supplémentaires⁴ ; les moyennes sont donc fiables. L’état de votre chien dépend de sa génétique, de ses éventuelles maladies et du hasard, autant de facteurs qu’un calculateur ne peut pas prendre en compte.

Pourquoi le montant total prévu pour mon chien augmente-t-il à mesure qu’il vieillit ?

En effet, les chiffres publiés incluent les chiens décédés prématurément. Une fois que votre chien a dépassé ces âges, il ne fait plus partie de cette catégorie à risque.³ Il s’agit là d’un phénomène classique des tables de mortalité — qui s’applique également aux êtres humains.

Les chiens en surpoids vivent-ils vraiment moins longtemps ?

Oui, et cela a été mesuré. Sur un échantillon de 50 787 chiens répartis en douze races, l’espérance de vie médiane s’est avérée plus courte chez les chiens maintenus en surpoids jusqu’à l’âge mûr, et ce dans toutes les races étudiées — allant de cinq mois chez les bergers allemands à deux ans et demi chez les yorkshires.⁴ Vérifiez l’état de votre chien à l’aide de l’outil d’évaluation de la condition physique.

Est-ce trop tard si mon chien est déjà en surpoids et d’âge mûr ?

Non, même si les données indiquant une correction tardive sont moins probantes que celles suggérant que l’on n’y parvient jamais. Des études menées sur des labradors jusqu’à la fin de leur vie ont montré que le poids corporel à l’âge de dix ans et l’évolution de la composition corporelle entre huit et dix ans étaient tous deux liés à la survie.⁸ Si votre chien fait partie de la tranche d’âge senior, planifiez cette réduction avec votre vétérinaire plutôt que de le faire seul.

Dois-je réduire de 25 % la ration de mon chien pour qu’il vive plus longtemps ?

Non. Dans le cadre de cet essai, les animaux ont suivi un régime alimentaire complet et équilibré, sous surveillance vétérinaire permanente, dès l’âge de huit semaines.⁵ Si ce régime est appliqué de manière informelle à domicile, il comporte un risque de malnutrition. L’objectif est d’atteindre un état corporel idéal, obtenu progressivement et mesuré correctement — commencez par utiliser le calculateur d’alimentation.

Pourquoi existe-t-il deux durées de vie totalement différentes pour les bouledogues français ?

Ces deux études portaient sur des aspects différents. L’espérance de vie à l’âge de 0 ans, telle qu’elle ressort des tables de mortalité britanniques de 2022, est de 4,53 ans³, un chiffre fortement influencé par une population jeune et en forte croissance. La durée de survie médiane, issue de l’étude de 2024 portant sur 584 734 chiens, s’élève à 9,8.¹ C’est cette dernière qui répond le mieux à la question « combien de temps mon chien va-t-il vivre ? ».

Quelles sont les races de chiens qui vivent le plus longtemps ?

D’après les données britanniques, le Lancashire Heeler (15,4 ans), l’épagneul tibétain (15,2) et le Shiba Inu (14,6) arrivent en tête.¹ Les races de petite taille au museau allongé affichent globalement la plus grande longévité. À l’autre extrémité, le Presa Canario (7,7), le Cane Corso (8,1) et le Mastiff (9,0) sont ceux dont l’espérance de vie est la plus courte.

La forme de la tête a-t-elle vraiment une incidence sur la durée de vie ?

De manière significative. Les races de taille moyenne et grande au museau plat ont une espérance de vie moyenne de 9,8 ans, contre 12,9 ans pour les races de taille moyenne au museau moyen¹ — soit un écart de plus de trois ans.

La stérilisation a-t-elle une incidence sur l’espérance de vie ?

Les données démographiques montrent généralement que les chiens stérilisés ont une espérance de vie moyenne plus longue, avec un profil différent des causes de décès à terme et des compromis quant au moment de la stérilisation qui varient selon les races.³ Il s’agit là d’un sujet à aborder avec votre vétérinaire plutôt que d’un simple calcul à effectuer à l’aide d’un curseur.

À partir de quand mon chien est-il considéré comme un chien âgé ?

Cela dépend de la race, et non de l’âge chronologique. Une règle utile consiste à se baser sur le dernier quart de la durée de vie prévue : environ sept ans pour une race géante, environ dix ou onze ans pour une petite race. Consultez la rubrique « Alimentation des chiens âgés » pour savoir quels changements interviennent à ce stade.


Références

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  2. McMillan KM, Bielby J, Williams CL, Upjohn MM, Casey RA, Christley RM. Rectificatif de l’auteur : Longévité des races de chiens de compagnie : celles exposées à un risque de décès précoce. Scientific Reports 2024 ; 14 : 8772. https://doi.org/10.1038/s41598-024-59331-w
  3. Teng KT, Brodbelt DC, Pegram C, Church DB, O’Neill DG. Tableaux de mortalité et d’espérance de vie annuelle des chiens de compagnie au Royaume-Uni. Scientific Reports 2022 ; 12 : 6415. https://doi.org/10.1038/s41598-022-10341-6
  4. Salt C, Morris PJ, Wilson D, Lund EM, German AJ. Association entre la durée de vie et l’état corporel chez les chiens stérilisés appartenant à des particuliers. Journal of Veterinary Internal Medicine 2019 ; 33(1) : 89-99. https://doi.org/10.1111/jvim.15367
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  6. Lawler DF, Larson BT, Ballam JM, Smith GK, Biery DN, Evans RH, Greeley EH, Segre M, Stowe HD, Kealy RD. Restriction alimentaire et vieillissement chez le chien : principales observations sur deux décennies. British Journal of Nutrition 2008 ; 99(4) : 793-805. https://doi.org/10.1017/S0007114507871686
  7. Smith GK, Paster ER, Powers MY, Lawler DF, Biery DN, Shofer FS, McKelvie PJ, Kealy RD. Restriction alimentaire tout au long de la vie et signes radiographiques d’arthrose de la hanche chez le chien. Journal of the American Veterinary Medical Association 2006 ; 229(5) : 690-3. https://doi.org/10.2460/javma.229.5.690
  8. Penell JC, Morgan DM, Watson P, Carmichael S, Adams VJ. Le poids corporel à l’âge de 10 ans et l’évolution de la composition corporelle entre 8 et 10 ans étaient associés à la survie dans le cadre d’une étude longitudinale portant sur 39 chiens de race labrador retriever. Acta Veterinaria Scandinavica 2019 ; 61 : 42. https://doi.org/10.1186/s13028-019-0477-x
  9. Adams VJ, Watson P, Carmichael S, Gerry S, Penell J, Morgan DM. Longévité exceptionnelle et déterminants potentiels d’un vieillissement réussi au sein d’une cohorte de 39 retrievers du Labrador : résultats d’une étude longitudinale prospective. Acta Veterinaria Scandinavica 2016 ; 58 : 29. https://doi.org/10.1186/s13028-016-0206-7

*** NOURRITURE POUR CHIEN À BASE DE PLANTES LA MIEUX NOTÉE 4.9/5 ***

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